Introduction. Du sens métaphorique au nœud réel
Sexe, amour et vérité
Là où, actuellement, toute une génération semble embarquée dans un débat irrésoluble autour de la question du genre, la fameuse formule de Lacan La femme n’existe pas donne peut-être une résolution. Pour dissiper tout malentendu, précisons qu’on pourrait dire aussi bien que L’homme n’existe pas. En effet, selon Lacan, une « femme ne rencontre L’homme que dans la psychose 1 ».
Le peu de consistance que trouve l’homme – l’homme en tant que viril – ne tient qu’à ce qu’il se positionne comme porteur du phallus, c’est-à-dire d’un pur semblant. Car bien au-delà de l’organe, c’est au niveau du signifiant qu’il s’orne des attributs de prestige, de puissance, et des privilèges qui s’y attachent, dans le champ des discours, et spécialement du discours du maître.
Lacan refuse d’accorder aux signifiants homme et femme une essence – ce qui supposerait des prédicats, des caractéristiques dont on pourrait dresser une liste, liste insensée mais tentante et tentée. Cependant, il ne récuse pas la différence sexuelle. Il inscrit cette différence dans un autre champ, celui de la jouissance, dont les coordonnées, divergentes et dysharmoniques, font obstacle à tout espoir de complémentarité. C’est ce qui justifie la deuxième formule, aussi fameuse et mal comprise que la première : il n’y a pas de rapport sexuel.
Lacan s’empresse néanmoins d’ajouter que cela n’empêche pas les relations sexuelles, et les rend peut-être même d’autant plus attractives ! On pourrait éclaircir platement ce paradoxe en concluant : quand ça ne marche pas, on recommence, et notamment avec un autre, ou une autre. Cette « solution », bien que fort répandue, n’est ni éthique, ni analytique, ni philosophique au sens où elle ne fait qu’entériner un échec en esquivant le sens du non-rapport, sa dimension de vérité.
Cette dimension, c’est dans le champ de l’amour que nous allons la chercher. Lacan dit « l’amour, c’est la vérité 2 ». Nous proposons de faire ce pas de plus, à la lumière d’une autre formule de Lacan : « Seul l’amour permet à la jouissance de condescendre au désir 3. »
En effet, le statut disparate et désaccordé des jouissances renvoie chacun à sa solitude, à ce que Lacan appelle la jouissance de l’Un qui ne rejoint en aucun cas la jouissance de l’Autre. Entre les deux, l’amour joue-t-il le rôle de médiation, de suppléance, de supplément ?
Dans le ternaire jouissance, amour, désir – que nous explorerons ensemble –, deux termes antinomiques sont mis en tension : la jouissance est marquée du signe plus, c’est un terme positif, voire marqué de l’excès, alors que le désir, est marqué du signe moins et évoque les expériences du manque et de la privation 4. On désire ce que l’on n’a pas, et peut-être surtout ce qu’on ne peut pas avoir – d’où la formule de Lacan le désir, c’est la loi 5. On désire selon la loi. L’amour, lui, entre ce plus et ce moins, est justement à la place du dieu Éros dont les discours enflammés du Banquet de Platon célèbrent la naissance mythique : il serait le fils de Poros et de Pénia, de l’abondance et de la pauvreté. Lacan fait résonner cette filiation ambiguë dans une formule lapidaire : « L’amour, […] c’est donner ce qu’on n’a pas 6. »
Le même et l’Autre
« [C’est] du biais de l’amour que la philosophie touche aux sexes 7 », écrit Alain Badiou. Pourtant, la référence platonicienne que nous évoquons ne concerne nullement le rapport de l’homme et de la femme, elle n’évoque pas la différence sexuelle et nous ramène plutôt à la grande thématique du même et de l’Autre. Source et fondement de la pensée philosophique, elle irrigue secrètement, comme nous allons le voir, les impasses et les tourments de l’amour. Tout le drame de l’amour n’est-il pas de chercher le même dans l’Autre ?
Ce paradoxe se décline de bien des façons. On peut évoquer les formes extrêmes, d’une part, dans le mythe de Narcisse dont l’aventure mortelle chemine dans la culture jusqu’à Freud, et bien sûr, jusqu’à Lacan. Elle illustre l’aspiration la plus forte à réduire l’Autre au même, jusqu’à l’engloutissement mutuel. À l’opposé, et de manière tout aussi ravageante, l’amour extatique trouve sa forme la plus assumée dans l’expérience du pur amour, incarnée par le personnage de Jeanne Guyon. Soutenue par Fénelon, mais au prix d’une perte de soi, d’une abolition de ses propres limites, elle tente de consentir à la volonté obscure du Tout-Autre 8. Dans ces deux cas extrêmes, le rapport à l’Autre est esquivé, soit par disparition du moi, soit par disparition de l’Autre.
Cette aporie semble surmontée dans le précepte chrétien d’aimer son prochain comme soi-même, maxime qui se complète du comme Dieu nous a aimés. Freud trouvait cette injonction tout à fait redoutable, et même impossible. Comme nous le verrons, Lacan en déjoue les paradoxes et les impasses 9.
Ainsi, bien que porté à la dimension de la vérité – « l’amour, c’est la vérité 10 » –, l’amour nous apparaît enveloppé d’une zone d’ombre, ce qui nous fait rebondir sur une quatrième formule où se dessine l’effet de brouillage – ou d’embrouille –, d’occultation et de ténèbres, qui enveloppe le théâtre de l’amour.
L’inconscient s’éteignait dans l’amour
Voici une formule qui traduit, à sa manière, celle plus cryptée, que Lacan a donnée pour titre de l’un de ses derniers Séminaires : L’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre 11.
L’emploi de l’imparfait, qui inscrit l’inconscient et l’amour dans des coordonnées historiques, suggère que l’amour faisait obstacle au surgissement de l’inconscient, voire en tenait lieu. Ce serait une réponse possible à la question que fait surgir l’invention freudienne : l’inconscient n’a-t-il que cent ans 12 ? Si l’amour occupait la place de l’inconscient – au titre d’un éteignoir –, est-ce dire que l’inconscient occupe actuellement la place de l’amour ?
Le verbe « s’éteindre » ne signifie pas disparaître, mais être mis en veilleuse, voire couver sous la cendre. D’autre part, venir à la place ne signifie pas forcément remplacer, mais plutôt venir à la même place, ce qui nous met dans le registre de la structure. Dans ce registre, il est question de termes et de places, et où les mêmes termes peuvent changer de place, en étant toujours là. Cette opération de substitution et de permutation régit le champ des discours – terme par lequel Lacan désigne le lien social. Non seulement l’amour, comme nous le verrons, trace son sillon à travers les discours, mais il est, dit Lacan, le signe qu’on change de discours 13.
Ajoutons que cette question de places nous introduit à une logique de substitution et de permutation, voire de transfert, où se jouent toute la dramaturgie freudienne – l’Œdipe – et la comédie lacanienne : Au bal, les masques tombent : ce n’était pas lui, ce n’était pas elle 14 !
L’amour et la métaphore
Le terme de substitution nous met au plus près de la métaphore 15, dont le verbe s’éteindre nous donne un avant-goût, suggérant qu’un feu plus puissant, voire un incendie, vient éteindre la petite flamme vacillante de l’inconscient. Ce n’est qu’un début, car l’amour est, par excellence, le lieu où fleurit la métaphore. On peut se demander s’il n’est pas tout entier traversé par la métaphore. Ceci implique qu’il est un fait de langage ; il n’y a pas d’amour muet 16, dit le poète – dans la mesure où il en est un.
« L’amour est un caillou riant dans le soleil 17. » L’amour va à la métaphore comme les fleuves vont à la mer, ce qui fonde son lien spécial avec la littérature et l’art en général. Le lien qui unit l’amour et la métaphore, et qui les met ensemble sur la voie de la poésie se fonde dans la nature même du langage. Qu’est-ce qu’une métaphore en effet ? « [C’]est dans la substitution du signifiant au signifiant que se produit un effet de signification qui est de poésie ou de création 18. »
Plus radicalement, la métaphore est à la racine de tout emploi du signifiant, si l’on admet que celui-ci ne désigne pas une réalité, une référence extérieure – ce qui serait un code –, mais renvoie à d’autres signifiants. Si la métonymie explicite un contexte de façon toujours inachevé, la métaphore renvoie à la somme implicite de ses emplois. « Toute espèce d’emploi, en un certain sens, l’est toujours, métaphorique 19 », indique Lacan. La métaphore dit plus qu’une comparaison, elle dit plus ce que l’on croit dire :
Que si je m’adresse à un être quelconque, créé ou incréé, en l’appelant soleil de mon cœur, c’est une erreur que de croire […] qu’il s’agit là d’une comparaison, entre ce que tu es pour mon cœur et ce qu’est le soleil, etc. La comparaison n’est qu’un développement secondaire de la première émergence à l’être du rapport métaphorique, qui est infiniment plus riche que tout ce que je peux sur l’instant élucider.
Cette émergence implique tout ce qui peut s’y attacher par la suite, et que je ne croyais pas avoir dit. Du seul fait que j’ai formulé ce rapport, c’est moi, mon être, mon aveu, mon invocation, qui entre dans le domaine du symbole. Impliqués dans cette formule, il y a le fait que le soleil me réchauffe, le fait qu’il me fait vivre, et aussi qu’il est le centre de ma gravitation, et aussi bien qu’il produit cette morne moitié d’ombre dont parle Valéry, qu’il est aussi ce qui aveugle, ce qui donne à toutes choses fausse évidence et éclat trompeur. Car, n’est-ce pas, le maximum de lumière est aussi la source de tout obscurcissement. Tout cela est impliqué déjà dans l’invocation symbolique. Le surgissement du symbole crée à la lettre un ordre d’être nouveau dans les rapports entre les hommes 20.
Par la métaphore, mon être même rentre dans le domaine du symbole.
Les grandes métaphores de l’amour
La première métaphore qui s’impose est celle du nœud, qui évoque le lien, dans toute son ambivalence : nœuds de l’amour, nœuds sacrés – mais aussi fil à la patte ou encore corde au cou. Le lien est un nœud, car pour lier, il faut nouer. Ce thème du nœud, et du nouage, qui fait résonner autrement les termes freudiens de liaison et de déliaison, prend une telle envergure chez Lacan qu’on pourrait décrire son parcours – entre autres critères – comme le mouvement qui va du sens métaphorique – nouant imaginaire et symbolique – au nœud réel, présenté sous la figure du nœud borroméen.
[Un] nœud, quand même, c’est quelque chose qui est à la portée de tout le monde ; ce n’est pas à la portée de tout le monde de savoir ce qu’il fait en faisant un nœud, mais enfin, cela a pris une valeur métaphorique : les nœuds du mariage, les nœuds de l’amour, les nœuds sacrés ou pas, pourquoi est-ce qu’on en parle 21 ?
Notons que Lacan fera un sort très original, à propos de l’amour justement, à la différence entre nœud borroméen et nœud olympique 22.
La deuxième grande métaphore de l’amour, le rattache au thème de la connaissance, notamment dans son emploi biblique où la rencontre sexuelle se désigne sobrement par le terme : il la connut 23. C’est pourquoi la connaissance, en général, associée au savoir, n’a pour Lacan, rien à voir avec la science, et n’est que :
[La] polarisation muette, l’unification idéale imaginée de ce qu’est la connaissance, où on peut toujours trouver, de quelque nom qu’on les habille, endosunè par exemple, le reflet, l’image, d’ailleurs toujours ambiguë, de deux principes, le principe mâle et le principe femelle 24.
Ou bien :
[L]’homme et la femme, nous ne savons pas ce que c’est. […] C’est de là même qu’est résulté cette sourde métaphore qui pendant des siècles a sous-tendu la théorie de la connaissance. [Le] monde était ce qui était perçu, voire aperçu comme à la place de l’autre valeur sexuelle 25.
La troisième métaphore, qui semble opposée à celle du nœud, image de consistance et de solidité, relève de la contingence, de l’évènement et de la rencontre : « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue. Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue 26. » À la nécessité, voire à la contrainte évoquée par le nœud répond la contingence, l’imprévu, la surprise 27, mais cette contradiction n’est qu’apparente, car le miracle de la rencontre, que recèle l’étymologie du mot bonne heure, tient à l’idée d’un dessein caché, d’un pressentiment qui mènerait chacun sur la voie d’une retrouvaille, d’une reconnaissance – et non d’une connaissance – du partenaire qui serait, pour chacun, prédestiné. Ce nouage de contingence et de nécessité, que résume peut-être la grande métaphore du philtre d’amour, il appartient à Freud, puis à Lacan de les dépouiller de leurs voiles métaphoriques, de mettre en doute que l’enfant de Bohème n’ait jamais connu de loi, comme dit la chanson. Mais plutôt, dit Lacan, accéder à l’amour devenant « un jeu dont on saurait les règles 28 ».
Car l’amour, « ce n’est pas fait pour être abordé par l’imaginaire : quand il bafouille en articulant les nœuds de l’amour, faute de connaître les règles du jeu, [il] en reste à la métaphore 29 ».
Laissons encore la parole à Lacan qui, lui, laisse la parole au poète, sur le mode ironique de vers de mirliton, petite musique dont nous avons tout de même deux références, l’une dans ses Écrits et, bien plus tard, dans un cours qu’il donnerait à Sainte-Anne :
Entre l’homme et la femme,
Il y a l’amour.
Entre l’homme et l’amour,
Il y a un monde.
Entre l’homme et le monde,
Il y a un mur.
Antoine Tudal dans Paris en l’an 2000 30
Le parcours que nous proposons dans le présent ouvrage autour de l’amour n’est pas sans dialoguer avec trois articles de Jacques-Alain Miller sur la question, à savoir « Les Labyrinthes de l’amour 31 », « Causerie sur l’amour 32 » et « Les Deux métaphores de l’amour 33 ».
- 1. Jacques Lacan, « Télévision
- »
, Autres écrits
- , Paris, Seuil, 2001, p. 540. J.-A. Miller éclaire ce propos en disant que Lacan peut affirmer ceci « [parce] que dans la psychose, le Nom-du-Père réapparaît dans le réel ». Jacques-Alain Miller, « Causerie sur l’amour », Cahiers, no 10, publication de l’ACF-VLB, printemps 1998, p. 23.
- 2. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 15 janvier 1974, inédit.
- 3. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre X, L’Angoisse, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2004, p. 209.
- 4. Cf. Jacques-Alain Miller, « Les labyrinthes de l’amour », La lettre mensuelle, no 109, mai 1992, p. 18-22.
- 5. Cf. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre X, L’Angoisse, op. cit., 2004, p. 95-96 et 125. « [L]e désir et la loi [sont] la même chose. »
- 6. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre VIII, Le Transfert, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2001 (seconde édition corrigée), p. 419.
- 7. Alain Badiou, Conditions, Paris, Seuil, « L’Ordre philosophique », 1992, p. 254.
- 8. Cf. Jacques Le Brun, Le Pur Amour de Platon à Lacan, Paris, Seuil, « La Librairie du XXIe siècle », 2002, et Catherine Millot, La Vie parfaite. Jeanne Guyon, Simone Weil, Etty Hillesum, Paris, Gallimard, « L’Infini », 2006.
- 9. Cf. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre VII, L’Éthique de la Psychanalyse, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1986, chap. XIV.
- 10. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 15 janvier 1974, op. cit.
- 11. Ce séminaire inédit a eu lieu dans l’année 1976-1977.
- 12. Cf. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 11 juin 1974, inédit. « [Lors des siècles passés, ils] étaient tout autant que les autres amoureux de leur inconscient […]. Simplement, ils ne savaient pas où ils allaient, mais pour être amoureux de leur inconscient, ils l’étaient ! […] Car il n’y a pas besoin de se savoir amoureux de son inconscient pour ne pas errer, il n’y a qu’à se laisser faire. »
- 13
- . Cf. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XX, Encore, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1975, p. 20.
- 14. Cf. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XVIII, D’un discours qui ne serait pas du semblant, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2007, p. 158. « C’est toujours le même rendez-vous, quand les masques tombent, ce n’était ni lui ni elle. »
- 15. Cf. Jacques-Alain Miller, « Les deux métaphores de l’amour », La Cause freudienne, no 18, juin 1991, p. 121-124.
- 16. Cf. Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux, Paris, Seuil, 1977, p. 92. « L’amour est muet, dit Novalis ; seule la poésie le fait parler. »
- 17. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre III, Les Psychoses, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1981, p. 257.
- 18. Jacques Lacan, « L’instance de la lettre dans l’inconscient ou la raison depuis Freud », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 515.
- 19. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre I, Les Écrits techniques de Freud, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1975, p. 262.
- 20. Ibid., p. 262-263.
- 21. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre IX, « L’identification », leçon du 2 mai 1962, inédit.
- 22. Cf. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçons du 11 et du 18 décembre 1973, inédit.
- 23. Par exemple, dans la Genèse, chapitre 4, verset 1 : « L’homme connut Ève, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn », verset 17 : « Caïn connut sa femme, qui conçut et enfanta Hénok », verset 25 : « Adam connut sa femme ; elle enfanta un fils ». La Bible de Jérusalem, Paris, Éditions du Cerf, 1978, p. 34-35.
- 24. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XVII, L’Envers de la psychanalyse, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1991, p. 185-186.
- 25. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XIX, …ou pire, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2011, p. 40.
- 26. Jean Racine, Phèdre, éditions du Théâtre Classique, 2015, p. 15. Acte I, scène iii.
- 27. C’est par exemple le cas de la pièce Jeux de l’amour et du hasard de Marivaux.
- 28. Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 12 mars 1974, inédit.
- 29. Ibid., leçon du 12 mars 1974.
- 30. Celle-ci est la première strophe du poème « Obstacles » d’Antoine Tudal qui a été publié dans un ouvrage collectif, un « almanach », intitulé Paris en l’an 2000, Paris, Éditions littéraires et artistiques, 1945. Lacan en a parlé dans son texte « Fonction et champ de la parole et du langage », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 289 et dans l’une des leçons de son cours à Sainte-Anne, « Le savoir du psychanalyste » publiées sous le titre Je parle aux murs, Paris, Seuil, 2011, p. 98-99. À noter : Lacan ne donne pas la même version du poème dans ces deux occasions : la version que nous prenons ici est celle de Je parle aux murs. La version publiée en « Fonction et champ… » correspond à l’originel. La voici :
- Entre l’homme et l’amour,
- Il y a la femme.
- Entre l’homme et la femme,
- Il y a un monde.
- Entre l’homme et le monde,
- Il y a un mur.
- 31. Jacques-Alain Miller, « Les labyrinthes de l’amour », La lettre mensuelle, no 109, op. cit.
- 32. Jacques-Alain Miller, « Causerie sur l’amour », Cahiers, no 10, op. cit.
- 33. Jacques-Alain Miller, « Les deux métaphores de l’amour », La Cause freudienne, no 18, op. cit.
Illustration de couverture extraite d’un tableau de Robert Marret
© PUV, Paris 8 Université des Créations, Saint-Denis, 2026.
ISBN 978-2-37924-621-0