Presses Universitaires de Vincennes


Nouveautés

Sous le sens
  • Auteur : Claire Beyssade
  • Collection : Sciences du langage
  • Nombre de pages : 260
  • Langues : Française
  • Paru le : 29/06/2017
  • EAN : 9782842925895
  • Caractéristiques
    • Support : Livre broché
    • ISSN : 0990-4565
    • CLIL : 3147 Linguistique, Sciences du langage
    • ISBN-10 : 2-84292-589-0
    • ISBN-13 : 978-2-84292-589-5
    • EAN-13 : 9782842925895
    • Format : 137x220mm
    • Poids : 368g
    • Illustrations : Oui
    • Édition : Première édition
    • Paru le : 29/06/2017
    •  
    • Support : PDF
    • ISBN-13 : 978-2-84292-590-1
    • EAN-13 : 9782842925901
    • Taille : 1 Mo
    • Protection : Marquage (water mark)
    • Illustrations : Oui
    • Paru le : 29/06/2017
    •  

Sous le sens

Pour une sémantique multidimensionnelle

À côté de ce qui est explicitement dit, il y a les sous-entendus, les présupposés…qui servent à dire...sans le dire, qui font tout le charme, la cohérence et le ciment d’un discours.

« Sous le sens » porte sur un sujet central tant pour la théorie linguistique que pour l'enseignement du français : le sens, la façon dont il se construit et ce dont il est fait, de l’explicite à l’implicite. Il présente l'état actuel des recherches sur les implicatures et les présuppositions, étudiées à la fois par les philosophes, les linguistes et les psychologues ; il souligne l’importance des anti-présuppositions et des implicatures conventionnelles dans la cohérence et la cohésion discursives. Il discute en français une littérature foisonnante mais souvent peu abordable, car présentée en anglais et de façon technique, par des spécialistes, pour des spécialistes.

Auteur(s) :
Claire Beyssade

SommaireRésuméExtrait(s)Collection/Abonnement

Mots-clés : Discours | Explicite | Implicite | Langage | Linguistique | Sémantique | Sens

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Sommaire

Remerciements
Avant-propos

Introduction

Chapitre 1
 - Différentes façons de dire : l’implicite et l’explicite
1. Le sens logique, littéral, explicite
2. Les différentes formes d’implicite
3. Trois types d’inférence


Chapitre 2
 - Les présuppositions
1. Caractérisation intuitive
2. Usages de la présupposition
3. Liste des items présuppositionnels
4. Propriétés formelles


Chapitre 3 - 
Les implicatures conversationnelles
1. Les implicatures conversationnelles
2. Les implicatures associées à des antiprésupppositions


Chapitre 4 - 
Les implicatures conventionnelles
1. Les implicatures conventionnelles de Grice
2. Les objections de Bach
3. Nouvelles données de Potts
4. Implicatures conventionnelles et présuppositions
5. Une sémantique multidimensionnelle


Chapitre 5
 - Sens et interaction : le focus
1. Sémantique des actes de langage
2. Le sens de l’intonation


Chapitre 6 - 
Sens et intonation : accent initial et stratégies discursives
1. Autres pitch accents en anglais
2. Analyse du français


Chapitre 7 - 
L’association avec le focus. Le cas de seulement
1. L’association avec le focus : état de l’art
2. Seulement et son associé : études expérimentales
3. Le sens de seulement en français

 

Conclusion
Bibliographie

Résumé

Qu'est-ce que le sens d'un propos ? À côté de ce qui est explicitement dit, il y a toujours, dans la parole écrite ou orale, des sous-entendus, des présupposés, de l'implicite.
- Même un enfant de dix ans aurait compris !
Sous le sens s'intéresse à la façon dont l'implicite est construit et propose une typologie des implicites, qui trouvent leur source dans les mots, dans les usages conversationnels ou même dans de simples intonations.
Présentant l'état actuel des recherches sur les implicatures et les présuppositions étudiées à la fois par les philosophes, les linguistes et les psychologues, cet ouvrage informera directement l'étudiant, le chercheur travaillant sur le langage, mais aussi l'enseignant de français intéressé par l'analyse de texte et le français langue seconde (FLS).
À ce jour, aucun livre sur ces questions n'est disponible dans notre langue, malgré une littérature foisonnante et en plein renouveau dans le monde anglo-saxon.

 

Claire Beyssade est professeur de sciences du langage à l'Université Paris 8. Sous le sens est son quatrième livre.

Abstract

Extrait(s)

Introduction

Il existe de nombreuses façons d’aborder la question du sens. La diversité des adjectifs choisis par les sémanticiens et accolés au nom sémantique en témoigne : sémantique dénotationnelle, sémantique référentielle, sémantique instructionnelle, sémantique inférentielle, sémantique argumentative… Pour notre part, nous inscrivons notre travail dans ce qu’on appelle depuis les années 1980 le courant de la sémantique dynamique. Quelles en sont les particularités ? La sémantique dynamique se distingue de la sémantique dite statique, dominant jusque vers la fin des années 1970 et issue des travaux de Tarski en particulier, selon lequel connaître le sens d’une phrase, c’est pouvoir dire dans quelles circonstances cette phrase est vraie et dans quelles circonstances elle est fausse. La sémantique statique identifie donc le sens d’une phrase avec ses conditions de vérité. Les tenants de la sémantique dynamique affirment que si l’on veut rendre compte du sens des phrases telles qu’elles sont utilisées dans les langues naturelles, il faut opter pour une conception plus fine du sens. Ils proposent alors de voir le sens d’une phrase comme un ensemble d’instructions qui spécifient comment mettre à jour le contexte dans lequel cette phrase est produite. Ce qu’ils résument par le slogan : le sens d’une phrase, c’est son potentiel de changement de contexte. Ce renversement de point de vue a plusieurs conséquences.

D’une part, les approches dynamiques du sens se distinguent des approches statiques en ce qu’elles ne manipulent pas seulement des mondes ou des ensembles de propositions, mais des contextes. Le sens d’une phrase, ce n’est plus l’ensemble des mondes dans lesquels elle est vraie, mais la fonction qui prend en entrée un contexte et précise de quelle façon ce contexte est modifié quand la phrase est vraie. Ce qui oblige les sémanticiens à élaborer la notion de contexte. Un contexte, c’est un ensemble de référents de discours (au sens de Karttunen1) et un ensemble de propositions portant sur ces référents de discours. Pour caractériser le contexte, Heim2 utilise la métaphore du dossier (file en anglais) dans lequel se trouve un ensemble de fiches. Ces fiches permettent de recueillir en les regroupant les informations que le discours véhicule. Selon Heim, le sens d’une phrase peut être identifié à la fonction qui permet de mettre à jour un dossier en introduisant de nouvelles fiches et en complétant les fiches existantes. Il y a autant de fiches que de référents de discours. La question importante est donc de savoir quand une phrase introduit un référent de discours nouveau (et donc une nouvelle fiche) et quand elle introduit des informations nouvelles sur un référent de discours déjà existant (informations qui viennent alors s’ajouter sur une fiche déjà établie). En manipulant des fiches et non pas seulement des mondes et des propositions, Heim se donne le moyen de dissocier ce dont le discours parle et ce qui a une référence dans le monde. On peut très bien introduire une fiche pour parler d’un objet qui n’existe pas, qui n’a pas de référence dans le monde. Quant à Kamp3, il distingue dans les structures qu’il utilise pour représenter les discours (qu’il appelle des DRS, pour Discourse Representation Structure) un ensemble de référents de discours (qu’il appelle l’univers du discours) et l’ensemble des conditions qui portent sur ces référents de discours. Une des nouveautés des approches dynamiques, c’est donc d’avoir recours à ces référents de discours pour représenter les individus, objets et événements mentionnés explicitement dans un texte, dont le texte parle et qui vont jouer un rôle essentiel dans la gestion des reprises anaphoriques.

Un des arguments avancés pour défendre une approche dyna­mique concerne en effet le traitement des pronoms. Kamp a soutenu que pour rendre compte du sens des énoncés de la langue naturelle, il faut pouvoir dire comment une phrase modifie le contexte dans lequel elle est prononcée, en vertu de sa seule forme linguistique. Et il a montré qu’on ne peut pas, pour ce faire, se contenter de connaître l’ensemble des mondes dans lesquels elle est vraie. En effet, si on identifie une phrase à l’ensemble des mondes dans lesquels elle est vraie, alors il est impossible de différencier les phrases (ia) et (ib). Et pourtant, (ia) et (ib) n’ont pas la même capacité à changer le contexte, puisque les discours (i’a) et (i’b) ne sont pas également acceptables.

(i) a. Jean a fait une faute.

b. Il est faux que Jean n’ait fait aucune faute.

(i’) a. Jean a fait une faute. Le maître l’a corrigée.

b. #Il est faux que Jean n’ait fait aucune faute. Le maître l’a corrigée.

Le très fameux exemple des billes, dû à Partee, est du même type. Il montre que les reprises pronominales sont contraintes par le matériel linguistique utilisé dans le discours précédent et que si l’on assimile le sens d’une phrase à un ensemble de mondes, on ne peut pas rendre compte du contraste illustré en (ii) ni des contraintes qui pèsent sur l’usage des pronoms en général.

(ii) a. J’ai retrouvé mes dix billes, sauf une. Elle doit avoir glissé sous le sofa.

b. #J’ai retrouvé neuf de mes dix billes. Elle doit avoir glissé sous le sofa.

Kamp s’appuie sur ce genre d’exemples pour soutenir qu’on a besoin d’un niveau de représentation intermédiaire entre la langue et les modèles du monde, dans lequel la notion de référent de discours joue un rôle central. Il soutient par ailleurs que ce niveau de représentation intermédiaire est justifié cognitivement et rend compte d’un moment dans le processus interprétatif. Nous ne voulons pas ouvrir ici ce débat, mais seulement souligner que le choix d’une sémantique dynamique a permis de renouveler largement les recherches sur les contraintes qui pèsent sur l’emploi des pronoms.

Certains ont discuté la pertinence des contrastes (i’) et (ii) et ont soutenu que la seule chose qu’ils mettaient en évidence, c’était qu’un pronom ne pouvait être utilisé que s’il trouvait dans le contexte un antécédent partageant les mêmes traits de genre et de nombre que lui. En d’autres termes que les contraintes pesant sur l’emploi des pronoms étaient de nature morpho-syntaxique et non sémantique. Les exemples suivants infirment cette idée. En (iiia), on a un pronom pluriel, ils, qui réfère à Jean et Marie, alors même que cette expression n’est pas présente dans le discours. On a donc besoin d’une opération sémantique qui construise, à partir des référents de discours associés respectivement à Jean et à Marie, un référent pluriel. De façon analogue, en (iiib), le pronom pluriel elles ne trouve pas dans le discours d’antécédent partageant le même trait de nombre. Il est utilisé pour faire référence aux Toyota en général, à la classe ou à l’espèce des Toyota, et c’est bien une opération sémantique qui permet de passer d’une instance particulière de l’espèce, à l’espèce elle-même.

(iii) a. Pierre a rencontré Marie. Ils ont discuté pendant une heure.

b. J’ai acheté une Toyota. Elles sont vraiment bon marché en ce moment.

Une seconde particularité des approches dynamiques est que pour rendre compte de façon compositionnelle du sens d’une phrase complexe, elles doivent définir deux notions de contextes : le contexte global dans lequel un énoncé prend place et est évalué, et un contexte local, qui permet de rendre compte des mises à jour intermédiaires effectuées par les différentes propositions constituant cette phrase complexe (comme l’antécédent dans une phrase conditionnelle, ou la première proposition dans une conjonction de propositions). C’est au travers de cette notion de contexte local, et non pas par leur condition de vérité, qu’on parvient à caractériser le sens des connecteurs dans les approches dynamiques. Par exemple, les deux propositions (P˅Q) et (Q˅P) ont bien les mêmes conditions de vérité, mais, chacune conduit à accommoder un contexte local différent : interpréter (P˅Q), c’est interpréter d’abord P, puis interpréter Q, dans le cas où P est faux ; en revanche, interpréter (Q˅P), c’est interpréter d’abord Q, puis interpréter P, dans le cas où Q est faux. En sémantique dynamique, (P˅Q) et (Q˅P) ne sont donc pas équivalents, parce que (P˅Q) conduit à interpréter Q dans le contexte local où P est faux, alors que (Q˅P) conduit à interpréter P dans le contexte local où Q est faux. De la même manière, (P˄Q) est différencié de (Q˄P) et rapproché de (P˄(PQ)). Et (PQ) est rapproché de (P(P˄Q)). L’asymétrie ou plus précisément la non commutativité de la conjonction et de la disjonction en sémantique dynamique suit donc de l’accommodation du contexte local. Une particularité des sémantiques dynamiques, c’est, en généralisant des mécanismes d’accommodation locale, de redéfinir le sens des connecteurs logiques. Même si ces redéfinitions n’ont pas d’incidence sur les conditions de vérité des phrases, elles ont un impact important sur les possibilités d’anaphore par exemple. Et c’est un des atouts de la sémantique dynamique que de pouvoir prédire les continuations possibles d’un discours (notamment en ce qui concerne l’utilisation des pronoms).

Enfin, une troisième particularité des approches dynamiques est d’avoir contribué à déplacer la frontière entre sémantique et pragmatique. Alors que la tradition cantonnait la sémantique aux phrases hors contexte et à l’étude de leur sens littéral et confiait à la pragmatique l’étude des énoncés et de leurs effets en et sur le contexte, la sémantique dynamique a pris pour objet, non pas les phrases, mais les discours et a étudié les contraintes pesant sur l’enchâssement des phrases en discours. Elle a ainsi fait rentrer dans son champ d’investigation des questions relevant, jusqu’alors, du domaine de la pragmatique, comme la question de l’interprétation des pronoms ou de la projection des présuppositions.

En choisissant d’analyser le sens en termes de potentiel de changement de contexte, nous inscrivons clairement notre démarche dans la sémantique dynamique. Cependant, notre objectif est de montrer qu’il est important, pour parvenir à une bonne description des phénomènes discursifs et proposer des règles de bonne et de mauvaise formation des discours, de distinguer dans l’information véhiculée des éléments de nature différente. Le sens communiqué ne se limite pas au sens littéral attaché à une phrase, vu comme un assemblage de mots, ni même à un sens enrichi par l’interprétation de variables contextuelles permettant d’ancrer une phrase dans son contexte d’énonciation. À côté (ou en plus) de ce qui est explicitement dit, il y a ce que le locuteur laisse entendre ; à côté du sens littéral, il y a ce qu’on pourrait appeler, reprenant l’expression au titre d’un livre de Cornulier4, les effets de sens d’un énoncé ; et à côté de l’information qu’un énoncé donne sur le monde, il y a toutes les informations que l’énonciation en elle-même donne sur l’état épistémique des différents participants à la conversation. C’est la variété de ces contenus sémantiques, leur caractérisation ainsi que l’étude de leurs interactions qui va retenir notre attention dans ce livre, consacré à ce qu’on pourrait appeler les épaisseurs du sens.

Pour procéder à l’analyse des contenus sémantiques, nous verrons qu’il est souvent utile de prendre en considération des énoncés non assertifs, parce que pour déterminer le statut d’une information, le plus simple est quelquefois de se demander comment ce contenu d’information résiste à un changement de force illocutoire. Ainsi par exemple, pour déterminer si un contenu sémantique est asserté ou présupposé, on peut bien sûr utiliser le test de la négation, souvent présenté comme un papier de tournesol pour les présuppositions. Cependant, la mise en question d’un contenu informationnel fournit un test au moins aussi efficace et souvent plus opératoire pour repérer les présuppositions.

Dans ce livre, nous faisons donc le choix d’une sémantique multidimensionnelle, telle qu’elle est mise en œuvre en particulier par Potts5, mais qui nous semble s’inscrire aussi dans le prolongement des travaux de van der Sandt6 ou de Geurts et Maier7 sur les présuppositions en DRT, ainsi que dans ceux de Rooth8, sur le focus et la distinction de deux valeurs sémantiques, la valeur sémantique ordinaire et la valeur sémantique focale. En distinguant des types d’informations différentes, nous proposons donc de réfléchir à la structuration du contexte et à la façon dont cette structuration permet de repenser un grand nombre de questions sémantiques. L’ambition de la sémantique multidimensionnelle, c’est de montrer que les approches vériconditionnelle et inférentielle se complètent plus qu’elles ne s’opposent, et de réfléchir à la façon d’articuler les différentes informations associées à un discours, pour arriver à une représentation enrichie du sens, qui permette de prédire si et quand certains enchaînements discursifs seront malformés. Au fil des chapitres, nous essaierons de caractériser les différents types d’informations véhiculées par un énoncé et associées à l’emploi d’un mot ou d’une construction, qu’elle soit syntaxique, discursive ou même prosodique. Nous montrerons pourquoi il est utile de les distinguer et comment ils interagissent les uns avec les autres, et nous mettrons en évidence quelques contraintes générales qui portent sur la mise à jour des contextes et qui rendent compte de ce qu’on pourrait appeler des malformations ou des anomalies discursives.

Ce livre se présente donc un peu comme une défense et illus­tration de la sémantique multidimensionnelle. Sans aborder de front la question de la délimitation des champs respectifs de la sémantique et de la pragmatique, nous pouvons dire néanmoins que le travail présenté ici relève plus de la sémantique que de la pragmatique. En effet, même si nous prenons en compte la dimension contextuelle dans nos analyses, nous ne considérons pas que le contexte soit premier et nous voulons rester, autant que faire se peut, à l’intérieur d’un cadre compositionnel où le sens de la phrase se construit de bas en haut. Nous voulons chercher en premier lieu ce que les mots signifient pour montrer ensuite comment les différents contenus informationnels attachés aux mots interagissent en contexte. Notre démarche va donc du mot au texte et non du texte au mot. Notre idée est que le sens des mots est fait d’éléments de nature différente et que la variété des contenus d’information propres à chaque mot se révèle quand on place ce mot en contexte. Toute bonne description du sens d’un mot devrait donc contenir l’ensemble des informations qui peuvent, en contexte, faire surface et permettre de prédire les effets de sens de ce mot en contexte. Nous cherchons à décrire le sens des mots, comme cela se fait pour le sens des phrases, en analysant ses multiples dimensions. Nous voyons le lexique comme une matrice de sens : selon le contexte d’apparition et de réception, une même suite de mots fera ou ne fera pas sens, et pourra donner naissance à des sens différents.


1. Karttunen 1976.

2. Heim 1992.

3. Kamp 1981.

4. Cornulier 1985.

5. Potts 2005.

6. Van der Sandt 1992.

7. Geurts et Maier 2003.

8. Rooth 1992.

Sciences du langage

Présentation

Conduite par des chercheurs en linguistique, c'est une collection consacrée à l'examen et à l'expérimentation des théories récentes sur le langage. Des zones sensibles de la syntaxe et de la sémantique s'y trouvent soumises à la recherche d'une modélisation d'ensemble comme à l'épreuve des langues les plus diverses. Les avancées théoriques, tout en s'adressant d'abord à des spécialistes, se veulent lisibles pour un public soucieux de réfléchir aux signes langagiers de l'énonciation.

« Perspectives actuelles dans les linguistiques »


Sous la direction d'Isabelle Roy et Elena Soare

Comité de lecture :

Mario Barra-Jover (Université Paris 8 / CNRS)
Hamida Demirdache (Université de Nantes)
Mohamed Lahrouchi (Université Paris 8 / CNRS)
Ora Matushansky (Université Paris 8 / CNRS)
Fabienne Martin (Université de Stuttgart)
Ur Shlonsky (Université de Genève)