Presses Universitaires de Vincennes


Nouveautés

New perspectives of genericity at the interfaces
  • Auteur : Collectif
  • Revue : Recherches Linguistiques de Vincennes n° 41
  • Paru en : Octobre 2012
  • EAN : 9782842923501
  • ISBN : 978-2-84292-350-1
  • 192 pages, 155x220mm
  • Illustrations : Non
  • Édition : Première édition
  • Plus d'informations
    • Support : PDF sans DRM
    • Protection : Marquage (water mark)
    • ISBN : 978-2-84292-376-1
    • EAN : 9782842923761
    • Taille : 2 Mo
    • Illustrations : Non

New perspectives of genericity at the interfaces

N°41/2012

Le numéro recueille des recherches récentes sur la généricité, à l'interface entre sémantique, pragmatique et cognition.

En réunissant des communications provenant de disciplines variées (sémantique et syntaxe formelles, psychologie cognitive, logique...) ce numéro de RLV jette un éclairage neuf et original sur cette question en établissant un dialogue entre les champs de la linguistique et des sciences cognitives.

Coordinateur(s) du numéro :
Alda Mari |

Auteur(s) :
Ariel Cohen |
Teresa Espinal |
Yael Greenberg |
James Hampton |
Sarah-Jane Leslie |
Alda Mari |
Alice ter Meulen |
Sandeep Prasada |
Christian Retoré |
Svetlana Vogeleer

SommaireRésuméAbstractExtrait(s)Collection/Abonnement

Mots-clés : Généricité | genericity | générique | Linguistique | Noms | sciences cognitives | Sciences du langage

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Sommaire

Alda Mari

Présentation

 

James Hampton

Generics as reflecting conceptual knowledge

 

Sarah-Jane Leslie

Generics articulate default generalizations

 

Sandeep Prasada

Mechanisms for characterizing kinds and classes

 

Ariel Cohen

Generics as modals

 

Christian Retoré

Variable types for meaning assembly: a logical syntax for generic nouns phrases introduced by most

 

Alice ter Meulen

Generic in information structure

 

Olga Borik and Teresa Espinal

On definite kinds

 

Alda Mari

A note on generic quantification and the ontology of twins and bikinis

 

Yael Greenberg

Genericity and (non)accidentalness

 

Svetlana Vogeleer

Habituals with indefinite singular objects: aspect and modality

Résumé

James Hampton

Generics as reflecting conceptual knowledge

Nous proposons que les génériques reflètent la nature du système conceptuel, qui, par ses structures prototypiques et ses frontières vagues, déstabilise les traitements logiques traditionnels.  Les représentations conceptuelles contiennent les informations que l’on considère pertinentes et appropriées pour comprendre et se familiariser avec le concept en question. Ces informations incluent des traits fondamentaux et ontologiques, ainsi que des informations sur la forme ordinaire ou typique que peuvent prendre les exemplaires du concept, et tout autre information qu’il est important de connaître. Nous utilisons des exemples de la littérature de psychologie pour illustrer la relation qui existe entre les génériques et les erreurs de raisonnement qui peuvent se produire à cause de la dépendance des concepts liés à la notion de similitude. Afin de comprendre la logique des génériques, nous devrions donc nous intéresser aux processus par lesquels les information s’attachent et s’intègrent à la représentation d’un concept.

 

Sarah-Jane Leslie

Generics articulate default generalizations

Les phrases génériques expriment des généralisations sur les espèces, comme « les tigres ont des rayures », « les canards pondent des œufs », « les tiques transmettent la borréliose ».  Je présente et examine de nouvelles données d’adultes et d’enfants qui suggèrent que les génériques expriment des généralisations cognitivement par défaut – c’est-à-dire qu’ils expriment sur les espèces des généralisations basiques et précoces du point de vue du développement. Au contraire, les énoncés quantifiés expriment des généralisations cognitivement plus élaborées et ardues. D’autres données suggèrent que les généralisations génériques ne dépendent pas uniquement de la prévalence. Ces généralisations fondamentales sont plutôt sensibles à un certain nombre de facteurs liés au contenu, comme la possibilité que la propriété en question soit dangereuse ou bien surprenante, ou qu’elle est une propriété essentielle et caractéristique de l’espèce. Cela suggère que notre moyen le plus basique de former des généralisation inductives est sensible à des facteurs sémantiques riches.

 

Sandeep Prasada

Mechanisms for characterizing kinds and classes

Cet article examine brièvement les recherches récentes relatives aux mécanismes conceptuels qui nous permettent de représenter les connaissances génériques qui sous-tendent et contraignent le langage générique. Il apparaît que nos systèmes conceptuels fournissent du manière formellement distinctes de représenter les multiplicités – en tant qu’espèces et en tant que classes. Les espèces s’expriment via des catégories nominales alors que les classes s’expriment via des syntagmes nominaux. Par ailleurs, alors que les espèces peuvent être caractérisées par des connexions de sens, des connexions statistiques et des connexions causales, les classes peut être caractérisées seulement par ces deux dernières. Nous proposons que les espèces sont représentées via un mécanisme génératif qui est, en principe, capable de générer une infinité dénombrable de représentations. Nous proposons également que la distinction entre espèces et classes rend compte des phénomènes que l’on analyse habituellement en termes d’espèces bien établies ou non.

 

Ariel Cohen

Generics as modals

Une conception courante des génériques est qu’ils expriment une quantification universelle sur des individus normaux. Je réfute cette approche et démontre que la quantification n’est ni universelle ni sur des individus normaux.

Concernant l’universalité, les génériques ne répondent pas aux tests standards de la quantification universelle. Je propose, comme alternative, que les génériques expriment des mesures de haute probabilité. Je formalise cette notion au moyen d’une extension modale de la logique probabiliste du premier ordre, et montre comment ce système peut rendre compte des génériques enchâssés et des inférences sur des génériques.

Quant à la normalité, je la mets en contraste avec une autre notion, celle d’uniformité : les génériques sont évalués par rapport à des mondes dont leur futur ressemble à leur passé. En utilisant les tests standards de substitution pour l’intensionnalité, je démontre que les génériques sont évalués par rapport à des mondes uniformes plutôt que normaux.

Le résultat final est qu’un générique comme Birds fly (les oiseaux volent) ne signifie pas « tous les oiseaux normaux volent » ; il signifie plutôt que la probabilité pour qu’un oiseau pris au hasard vole est élevée, et qu’il est attendu que cette tendance perdure.

 

Christian Retoré 

Variable types for meaning assembly: a logical syntax for generic nouns phrases introduced by most

Nous proposons une manière de calculer le sens des phrases qui comportent des syntagmes nominaux génériques correspondant au quantificateur généralisé « la plupart » (most). Nous nommons ces génériques des « spécimens » ; ils s’apparentent aux stéréotypes et prototypes de la sémantique lexicale. Les sens sont conçus comme des formules logiques qui, par la suite, peuvent être interprétées dans votre modèle préféré. A cet effet, nous nous écartons de la vision frégéenne avec un seul univers non typé, et non adoptons une théorie des types qui emprunte au ε-calcul de Hilbert et la philosophie médiévale. Notre analyse en théorie des types ressemble quelque peu aux travaux actuels en sémantique lexical d’Asher, du Luo et de nous-même. Notre modèle s’applique aux exemples classiques mettant en jeu une classe, ou une élément générique de cette classe, qui n’est pas prononcée mais donnée par le contexte. Ainsi, dans le cadre minimaliste- contextualiste  notre conception en théorie des types est que les termes encodent le contenu purement sémantique alors que les types sont déterminés pragmatiquement.

 

Alice ter Meulen

Generic in information structure 

Pourquoi nous accrochons-nous aux croyances génériques qui nous servent à expliquer et comprendre le monde, même lorsqu’elles vont à l’encontre de faits ou d’observations évidentes avec lesquelles elles sont contradictoires ? Il est souvent rationnel de ne pas corriger ses croyances, même si les contre-exemples abondent, en reléguant ces derniers au statut d’exceptions anodines qui n’infirmeront pas les faits. L’étude de la structure focus/arrière-plan qui résulte de l’interaction entre les adverbes aspectuels, le temps et les pluriels nus nécessite une interface de tous les modules de la grammaire – la Structure Informationnelle – dans laquelle le contenu des énoncés avec pluriels nus peut être déterminé en contexte, et dans laquelle sont expliquées les différences épistémologiques entre exceptions et contre-exemples. Les informations génériques persistent dans les situations récalcitrantes parce que leur force explicative est « immunisée » contre les preuves contraires. Cette « immunisation » de l’information est un nouveau concept sémantique théorique dont nous précisons le contenu dans une sémantique des génériques qui emprunte à l’épistémologie. 

 

Olga Borik and Teresa Espinal 

On definite kinds

Dans cet article, nous défendons trois hypothèses. Premièrement, toutes les langues qui possèdent des déterminants (nuls ou manifestes) ont des termes d’espèces définis, une possibilité qui n’empêche pas les langues de recourir à d’autres moyens pour faire référence aux espèces. Deuxièmement, les espèces sont dénotées par des DPs définis sans Nombre. Troisièmement, l’interprétation de sous-espèces se fait sur Nombre. Nous soutiendrons empiriquement ces hypothèses en nous appuyant sur l’analyse contrastive de deux langues qui mettent en œuvre des stratégies opposées pour marquer la définitude : l’espagnol, une langue romane avec articles, et le russe, une langue slave sans article. Nous faisons la prédiction que les termes d’espèces définis ne peuvent pas se combiner avec des prédicats qui encode la pluralité, ne peuvent pas déclencher une interprétation générique avec des prédicats s-level, et ont une interprétation différente de celle associée aux définis pluriels.

 

Alda Mari

A note on generic quantification and the ontology of twins and bikinis

Les phrase génériques avec indéfinis pluriels en français ont une distribution très limitée. En particulier, en l’absence de modifieurs nominaux, de modaux ou de prosodie contrastive, l’ensemble des prédicats nominaux qui peuvent apparaître en position sujet ne comprend que les prédicats dits intrinsèquement pluriels comme jumeaux. Les prédicats « sortaux » pluriels comme carrés sont exclus, sauf s’ils sont modifiés. Cet article renforce l’hypothèse que les énoncés génériques indéfinis sont quantificationnels (contrairement aux énoncés définis pluriels en français) et que la quantification nécessite une « individuation ». Il s’efforce d’expliquer pourquoi jumeaux dénote un individu pluriel alors que ce n’est pas le cas de carrés. Il examine différentes approches qui utilisent des outils extensionnels pour définir l’ontologie des entités dénotées par les prédicats intrinsèquement pluriels, et propose une explication fondée sur la notion intensionnelle de tout coordonné. La perspective ontologique proposée ici complète la perspective syntaxique qui conçoit jumeaux comme un prédicat réciproque. 

 

Yael Greenberg 

Genericity and (non)accidentalness

Cet article entreprend de clarifier la nature de la « law-likness » ou « non-accidentalité » qu’ expriment, selon l’opinon courante, les phrases génériques. Pour ce faire, il examine les interactions des ces phrases génériques avec une construction qui semble exprimer « l’accidentalité », à savoir la construction en happens to (comme dans John happens not to see well, fr. il se trouve que John ne voit pas bien). En particulier, il s’avère que les génériques avec un sujet pluriel nu (génériques BP, comme Dogs have four legs, fr. les chiens ont quatre pattes), mais pas les génériques avec un sujet indéfini singulier (génériques IS, comme A dog has four legs, fr. un chien a quattre pattes), sont compatibles avec cette construction (cf. Dogs happen to have four legs vs. #A dog happens to have four legs). J’analyse happens to comme un opérateur de nécessité à domaine vague, c’est-à-dire un quantificateur universel sur les mondes dont la restriction (le domaine de mondes sur lequel opère la quantification) est systématiquement vague. A la suite de Greenberg (2003, 2008), je propose qu’un certain nombre de différences distributionnelles et interprétatives entre les génériques IS et BP peuvent être attribuées au fait que bien que les deux ont la même structure semantique quantificationnelle modale de base, la restriction des mondes est nécessairement précise dans le premier type de génériques, alors qu’elle peut être vague dans le second. La compatibilité des génériques BP avec happens to est ainsi analysée comme un cas de concordance modale.

 

Svetlana Vogeleer

Habituals with indefinite singular objects: aspect and modality

Cette étude porte sur les habituels nus avec objets indéfinis singuliers. Le terme d’habituels nus désigne ces habituels qui ne contiennent pas d’adverbes de quantification. A partir des ces phrases, nous défendons l’idée que la classe des habituels se compose de groupes différents : les habituels quantificationnels et les habituels non quantificationnels. L’article explique ce qui distingue ces deux types, au niveau extensionnel en termes de leur interaction avec le point de vue aspectuel, et au niveau intensionnel en termes de leur composant modal respectif à l’origine de la généralisation.

 

 

 

 

 

Abstract

James Hampton 

Generics as reflecting conceptual knowledge

Generics are proposed to reflect the nature of the conceptual system, whose prototype structure and vague boundaries make an unreliable basis for traditional treatments of truth and logic. Conceptual representations contain information that is considered germane and relevant to an understanding and familiarity with that concept. Such information includes fundamental or ontological features as well as information about the common or typical form that exemplars of the concept may take, and any other information that it is important for someone to know. Examples from the psychological literature are used to illustrate the relation between generics and the reasoning fallacies that can arise from dependence on similarity‐based concepts. To understand the logic of generics, we should therefore look to the processes by which information becomes attached to, and a part of, the representation of a concept.

 

Sarah-Jane Leslie

Generics articulate default generalizations

Generic sentences express generalizations about kinds, such as “tigers are striped”, “ducks lay eggs”, and “ticks carry Lyme disease”. I present and review emerging evidence from adults and children that suggests that generics articulate cognitively default generalizations -- i.e., they express basic, early-developing generalizations concerning kinds. In contrast, quantified statements articulate cognitively more sophisticated and taxing generalizations. Further evidence suggests that generic generalizations don't depend solely on information about prevalence.  Instead, these fundamental generalizations are sensitive to a number of content-based factors, such as whether the property in question is dangerous or otherwise striking, or is an essential or characteristic property of the kind. This suggests that our most basic means of forming inductive generalizations is sensitive to rich, content-based factors.

 

Sandeep Prasada

Mechanisms for characterizing kinds and classes

This paper briefly reviews recent research that bears on the conceptual mechanisms that allow us to represent generic knowledge which underlies and constrains generic language.  It appears that our conceptual systems provide two formally distinct ways of representing multiplicities—as kinds and as classes.  Kinds are given voice via lexical nominals, whereas classes are given voice via phrasal nominals.  Furthermore, whereas kinds may be characterized via principled connections, statistical connections, and causal connections, classes may be characterized only via the latter two. It is proposed that kinds are represented via a generative mechanism that is, in principle, capable of generating a discrete infinity of representations.  The distinction between kinds and classes is also proposed to capture the phenomena which are usually accounted for via the distinction between well-established and non well-established kinds. 

 

Ariel Cohen

Generics as modals

A common view of generics is that they express universal quantification over normal individuals. I argue against this approach, and provide evidence that the quantification is neither universal nor over normal individuals.

Regarding universality, generics fail standard tests for universal quantification. As an alternative, I propose that generics express measures of high probability. I formalize this notion using a modal extension of first order probability logic, and demonstrate how this system can account for embedded generics and inference with generics.

As for normality, I contrast it with another notion, that of uniformity: generics are evaluated with respect to worlds whose future resembles their past. Using standard substitution intensionality tests, I demonstrate that generics are evaluated with respect to uniform, rather than normal worlds.

The end result is that a generic such as Birds fly does not mean “all normal birds fly”; rather, it means that the probability for a randomly chosen bird to fly is high, and this tendency is expected to continue.

 

Christian Retoré

Variable types for meaning assembly: a logical syntax for generic nouns phrases introduced by most

We propose a way to compute the meanings associated with sentences with generic noun phrases corresponding to the generalized quantifier “most”. We call these generics “specimens” and they resemble stereotypes or prototypes in lexical semantics. The meanings are viewed as logical formulae that can thereafter be interpreted in your favourite models. To do so, we depart from the Fregean view with a single untyped universe and we adopt a type theory with some hints from Hilbert ε-calculus and from medieval philosophy. Our type theoretic analysis bears some resemblance with ongoing work in lexical semantics by Asher, Luo and us. Our model applies to classical examples involving a class, or a generic element of this class, which is not uttered but provided by the context. Thus, in the minimalism-contextualism our type theoretical view is that terms encode the purely semantic meaning while types are pragmatically determined.

 

Alice ter Meulen

Generic in information structure 

Why do we hold on to generic beliefs that serve explanations and our way of understanding the world, even if they run counter to facts or observational evidence with which they are incompatible? It often makes rational sense NOT to revise one’s belief, even if counterexamples abound, relegating them to the harmless status of exceptions, rather than disconfirming facts. Investigating the focus/background structure arising from the interaction between aspectual adverbs, tense and bare plurals requires an interface of all modules of grammar - the Information Structure - at which the content of statements with bare plurals in discourse can be determined in context and epistemological differences between exceptions and counterexamples are accounted for. Generic information is persistent in recalcitrant situations, because its explanatory force is “immunized” against counterevidence. “Immunization” of information against counterevidence is a new theoretical semantic concept given precise content in an epistemologically flavored semantics of generics. 

 

Olga Borik and Teresa Espinal

On definite kinds

In this paper we defend three hypotheses. First, all languages that have Determiners (null or overt) have definite kinds, a possibility which does not prevent languages from using other means to refer to kinds. Second, kinds are referred to by definite DPs with no Number involved. Third, the subkind interpretation is built on Number. We will provide empirical support for these hypotheses based on a contrastive analysis of two languages that show opposite strategies for marking definiteness: Spanish, a Romance language with articles, and Russian, a Slavic language with no article. We predict that definite kinds cannot combine with predicates that encode plurality, cannot trigger a generic interpretation with s-level predicates, and have an interpretation that differs from the one associated to definite plurals.

 

Alda Mari

A note on generic quantification and the ontology of twins and bikinis

Indefinite plural generic sentences in French have very limited distributions. In particular, in the absence of nominal modifiers, modals or constrastive prosody, the set of nominal predicates that can appear in subject position includes only so-called “inherently plural predicates” like twins. Pluralized sortal predicates like squares are banned unless modified. The paper builds on the assumption that generic indefinite statements are quantificational (contrary to plural definite statements in French) and that quantification requires “individuation”. It strives to explain why twins denotes a plural individual whereas squares does not. It considers various views that have used extensional tools to account for the ontology of the entity denoted by inherently plural predicates, and proposes an explanation based on the intensional notion of coordinated whole. The ontological view that is proposed complements the syntactic view that twins is a reciprocal predicate.

 

Yael Greenberg

Genericity and (non)accidentalness

This paper attempts to clarify nature of the “law-likness” or “nonaccidentalness” that generic sentences are usually claimed to express. It does so by examining the interactions of such generic sentences with a construction which seems to express “accidentalness”, namely the happens to construction (as in John happens not to see well). In particular, it turns out that generics with bare plural subjects (BP generics, like Dogs have four legs), but not generics with indefinite singular subjects (IS generics, like A dog has four legs) are compatible with this construction (compare Dogs happen to have four legs vs. #A dog happens to have four legs). I analyze happens to as a domain vague necessity operator, i.e. a universal quantifier over worlds, whose restriction (the domain of worlds quantified over) is systematically vague. Following Greenberg (2003, 2008) I propose that a number of distributional and interpretational differences between IS and BP generics can be attributed to the fact that although both have the same basic modal quantificational semantic structure the restriction over worlds is necessarily precise in the former kind of generics but is allowed to be vague in the latter. The compatibility of BP generics with happens to is thus analyzed as a case of modal concord. 

 

Svetlana Vogeleer

Habituals with indefinite singular objects: aspect and modality

The object of this study is bare habituals with indefinite singular objects. The term bare habituals denotes those habituals that do not contain adverbials of quantification. On the basis of these sentences, it will be argued that the class of habituals consists of two different groups: quantificational habituals and non-quantificational habituals. The paper accounts for the differences between these two types at the extensional level in terms of their interaction with viewpoint aspect, and at the intensional level in terms of their respective modal component responsible for the generalization.

Recherches Linguistiques de Vincennes

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Recherches Linguistiques de Vincennes paraît une fois par an.
Langue de rédaction des articles : français jusqu'au N° 39/2010 - anglais à partir du N° 40/2011.

La revue publie des travaux portant sur les divers sous-domaines de la linguistique théorique et formelle : phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique, pragmatique, psycholinguistique, typologie, poétique.
Chaque numéro est confié à un coordinateur et est consacré à un thème particulier. Les textes soumis pour publication font l'objet de deux phases d'évaluation. Le coordinateur du numéro a en charge d'annoncer un appel à soumission public, et de constituer un comité de lecture adhoc qui effectue une présélection. Les textes sélectionnés sont ensuite évalués de façon anonyme par deux membres du comité de lecture.
La revue comporte également une rubrique hors-thème pouvant accueillir un ou deux articles échappant à la thématique principale. La soumission de ces articles peut se faire à tout moment.

La revue s'adresse à un lectorat international, la langue de rédaction des articles par défaut est l'anglais.

Responsables de la rédaction : Léa Nash et Laurent Roussarie


Cette publication a été arrêtée en 2014.