Presses Universitaires de Vincennes


Bibliographie de Aurélie Champion

Exposition sans artiste(s)
  • Auteur : Collectif
  • Revue : Marges n° 12
  • Nombre de pages : 192
  • Langues : Française
  • Paru le : 10/04/2011
  • EAN : 9782842922719
  • Caractéristiques
    • Support : Livre broché
    • ISSN : 1767-7114
    • CLIL : 3675 Revues sur l'art
    • ISBN-10 : 2-84292-271-9
    • ISBN-13 : 978-2-84292-271-9
    • EAN-13 : 9782842922719
    • Format : 155x220mm
    • Poids : 250g
    • Illustrations : Oui
    • Édition : Première édition
    • Paru le : 10/04/2011
    •  
    • Support : PDF
    • ISBN-13 : 978-2-84292-303-7
    • EAN-13 : 9782842923037
    • Taille : 1 Mo
    • Protection : Marquage (water mark)
    • Illustrations : Non
    • Paru le : 10/04/2011
    •  

Exposition sans artiste(s)

N°12/2011

Les expositions sont de plus en plus autonomisées ; peuvent-elles pour autant se passer d’artistes ?

Ce numéro s’inscrit dans une suite d’études menées par la revue Marges sur les conditions de la création en ce début de 21e siècle. Après avoir traité de « l’art à l’heure de la société de services », de « l’irresponsabilité de l’art », des « déplacements des pratiques artistiques » et des « valeurs de l’art contemporain », il est question cette fois-ci d’un point d’actualité : la prolifération des expositions et la vogue de la figure du curateur (commissaire/organisateur d’exposition). Un nombre grandissant d'artistes, se plaint du manque de respect de certains curateurs pour leur travail. Certains commissaires ne se serviraient des œuvres que pour se mettre en avant, en oubliant totalement l'auteur.

Contrairement à d’autres numéros où les approches étaient volontiers transdisciplinaires, il s’agit ici de mettre en avant plus spécifiquement le point de vue d’historiens de l’art et d’esthéticiens sur cette question.

Coordinateur(s) du numéro :
Comité de rédaction |

Auteur(s) :
Aurélie Champion |
Delphine Dori |
Claire Lahuerta |
Nathalie Lecroc |
Colette Leinman |
Géraldine Miquelot |
Claire Moeder |
Jean-Baptiste Mognetti

SommaireRésuméAbstractExtrait(s)Collection/Abonnement

Mots-clés : Art | Art contemporain | Artistes | Commissaire | Curateur | Exposition

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Dernières nouveautés




Sommaire

-Éditorial : Jérôme Glicenstein

Dossier : « Exposition sans artiste(s) »

-Delphine Dori, « Exposer l’Art Brut et l’art contemporain : le rôle des commissaires d’exposition ».

-Claire Moeder, « Ugo Rondinone et l’actualité de l’artiste-commissaire ».

-Aurélie Champion, « Expositions des collections, turbulences dans les musées d’art moderne ».

-Colette Leinman, « Le catalogue d’art contemporain ».

-Géraldine Miquelot, « La programmation artistique en milieu scolaire : un cas avéré d’instrumentalisation de l’art ? ».

-Claire Lahuerta, « La scénographie plasticienne en question : l’art du conditionnement ». 

Varia :

-Jean-Baptiste Mognetti, « Sisyphe de Camus à Palermo ».

-Dossier d’artiste : Nathalie Lecroc 

-Comptes rendus d’ouvrages et d’expositions

-Abstracts français et anglais

Résumé

Aurélie Champion, « Expositions des collections, turbulences dans les musées d’art moderne »

Depuis le début des années 1990, plusieurs musées d’art moderne et contemporain proposent de nouvelles formes d’exposition permanente pour la présentation de leur collection. Face à la multiplication et la pérennisation de ces expériences, cet article choisit d’observer le phénomène selon trois points de vue : la pratique de l’exposition permanente, les missions de l’institution muséale, les place et fonction des conservateurs et des artistes. Autant d’aspects qui témoignent des turbulences traversées par un musée d’art moderne en mutation.

 

 

Jean-Baptiste Mognetti, « Sisyphe de Camus à Palermo »           

Le mythe de Sisyphe peut être interprété comme une métaphore de la création artistique. C’est la lecture qu’en fait Joseph Beuys à partir de l’œuvre d’Albert Camus, dans une conférence prononcée en 1983 à Cambridge. Pour Beuys, Sisyphe incarne une « possibilité donnée en chaque homme ». Possibilité dont témoigne le travail de Blinky Palermo, qui fut son élève à la Kunstakademie de Düsseldorf. Palermo, en élargissant les limites de la peinture, place le spectateur au cœur d’une expérience esthétique fondamentalement liée à l’espace réel et à la couleur. La transmission beuysienne serait donc, dans le cas de Palermo, un héritage camusien.

 

 

Claire Lahuerta, « La scénographie plasticienne en question : l’art du conditionnement » 

Alors que l’heure est à la surmédiatisation de la figure du commissaire d’exposition, au point que l’on doit se demander s’il existe encore des œuvres et des artistes à exposer, il semble que certaines précisions terminologiques – et, de fait, sémantiques – s’imposent. Qu’en est-il du scénographe d’exposition, que signifie être « auteur » en termes scénographiques ; existe-t-il un marketing de l’exposition qui serait plus efficient que les actuels modèles muséographiques ? C’est à ces questions que le présent article tentera de répondre.

 

 

Delphine Dori, « Exposer l'Art Brut et l'art contemporain : le rôle des commissaires d'expositions »

Les expériences d'intégration de l'Art Brut dans les institutions culturelles se sont multipliées ces dernières années. On constate certains effets liés à la juxtaposition de l'Art Brut et de l'art contemporain dans un même espace d'exposition. Si le processus du « cross-over » artistique peut parfois favoriser une individualisation des œuvres par leur esthétisation, au-delà des catégories auxquelles elles appartiennent, dans d’autres cas, le rôle croissant des commissaires d'exposition dans le discours et la mise en scène de ces expositions peut aboutir également à un phénomène paradoxal d'« exposition sans artistes ». Cette dissolution des frontières artistiques peut parfois aboutir à un effacement de l'identité des artistes brut et outsider.

 

 

Géraldine Miquelot, « La programmation artistique en milieu scolaire : un cas avéré d’instrumentalisation de l’art ? »

Les collections publiques d’art contemporain, agents du monde de l’art contemporain au même titre que les centres d’art et les musées, travaillent énormément avec les établissements scolaires en y organisant expositions et résidences d’artistes. L’organisation d’événements artistiques dans un cadre visiblement pédagogique, qui se fait dans des modalités très variables, pose la question d’une possible instrumentalisation de l’art au profit de l’éducation. Toutefois, si « instrumentalisation » il y a, elle présente des avantages pour les deux parties en jeu.

 

 

Colette Leinman, « Le catalogue d’art contemporain »

Cet article s’attache à présenter l’évolution d’un dispositif paratextuel interdisciplinaire, le catalogue muséal d’art contemporain (CMAC), qui rivalise avec l’exposition à laquelle il sert toutefois de médiation et de « lieu de mémoire ». Dans le cadre muséal, l’objectivité scientifique du musée structure un discours qui doit jouer le rôle de témoin révélateur de certains évènements, mais doit aussi leur donner sens en leur attribuant de nouvelles significations. Les nouveaux enjeux se manifestent dans trois domaines qui constituent les sujets des trois parties de cet article : la stratégie éditoriale, scientifique, pour les musées, l'éthos prédiscursif et discursif de l'auteur du catalogue et enfin, la représentation de l'artiste, certes mise en valeur, mais que lui-même ne gère pas.

 

 

Claire Moeder, « Ugo Rondinone et l’actualité de l’artiste-commissaire »

De nombreuses institutions invitent désormais des artistes à intervenir sur l’accrochage d’une collection permanente ou à concevoir des événements corollaires à la programmation. En 2007,  le Palais de Tokyo donnait carte blanche à Ugo Rondinone. Avec l’exposition « The Third Mind », l’artiste décrivait un réseau de correspondances et d’affinités avec des œuvres qui faisaient référence à son univers artistique. En investissant le médium de l’exposition et en en déplaçant les exigences vers une formulation artistique, il modifiait son statut et imposait une nouvelle figure : celle de l’artiste-commissaire.

Abstract

Aurélie Champion, “Exhibitions of collections. Turbulences in modern art museums”

Since the beginning of the 1990’s, several museums of modern and contemporary art have introduced new kinds of permanent display to show their collections. Witnessing the increase of these experiments, this article chooses to observe this phenomenon according to three points of view: the curatorial practice of the permanent display, the museum’s missions, the place and function of curators and artists. Some of these aspects show a disturbance undergone by the mutating modern art museums. 

 

 

Jean-Baptiste Mognetti, “Sisyphus, from Camus to Palermo”

The myth of Sisyphus can be interpreted as a metaphor of artistic creation. This is the reading Joseph Beuys gives us of Camus’ essay in a lecture delivered at Cambridge University in 1983. According to Beuys, Sisyphus embodies “a possibility any man is endowed with”. The work of Blinky Palermo, who was his student at the Kunstakademie in Düsseldorf, bears witness to such a possibility. Palermo, widening the limits of painting, sets up the spectator in the heart of an aesthetic experience related to real space and to the power of colour. Beuys’ transmission might be, in Palermo’s case, a camusian legacy.

 

 

Claire Lahuerta, “The visual art exhibition design in question”

While media overexposure of exhibition curators is the present trend,­ to the point where one wonders if there are still works and artists left to show,­ it seems that certain terminological specifications, ­and indeed semantic,­ are called upon. What can be said of exhibition design; what does it mean to be an ‘author’ in terms of exhibition design; is there an exhibition ‘marketing’ that would be more effective than the museography models of our time? This article will attempt to answer these questions.

 

 

Delphine Dori, “Exhibiting Art Brut and contemporary art: the role of exhibition curators”

The experiences of inclusion of Art Brut in cultural institutions have increased in recent years. One witnesses some effects related to the juxtaposition of Art Brut and contemporary art within the same exhibition spaces. If artistic “crossover” processes can sometimes foster an individualizing of artworks through their aestheticisation, beyond the categories they relate to, in other cases, the growing importance of exhibition curators within the discourse and setting of these exhibitions can also lead to a paradoxical case of “exhibitions without artists”. This dissolution of borders can lead to a disappearance of the Outsider and Art Brut artists.

 

 

Géraldine Miquelot, “Artistic programming in a primary or secondary education context: is it a demonstrated case of an unfair exploitation of art?”

Contemporary art public collections —agents of the contemporary art world as can be art centers and museums— tend to collaborate extensively with schools, organizing exhibitions there as well as artists’ residences. The organization of artistic events in an ostensibly pedagogical setting, which happens in such variable conditions, leads to the question of a possible unfair exploitation of art in favor of an education perspective. However, if an “exploitation” is concerned, it presents advantages for both sides concerned. 

 

Colette Leinman, “Contemporary art catalogues”

This article presents the evolution of an interdisciplinary ‘paratextual’ device, the contemporary art museum catalogue; a device that rivals an exhibition of which it serves as a means of mediation and “memory locus”. In the museum context, the scientific objectivity of the institution leads to a speech form that must play the part of a revealing witness of certain events, but must also give them some meaning while attributing them new significations. These new goals can be seen in the three areas that constitute the subjects of this article’s three parts: editorial (scientific) strategy for the museums, prediscursive as well as discursive ethos for the author of the catalogue and finally the artist representation which —although valued— he doesn’t himself master.

 

Claire Moeder, “Ugo Rondinone and the artist-curator today”

Numerous institutions tend nowadays to invite artists to act upon the permanent displays of collections or to envision events related to their programming. In 2007, the Palais de Tokyo gave Ugo Rondinone such an opportunity. With “The Third Mind” exhibition, the artist described a web of correspondences and affinities with artworks relating to his artistic world. By making use of the exhibition as a medium and by displacing conditions towards a more artistic formula, he modified his own status and imposed a new one: that of artist-curator.

Marges

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Présentation

Marges paraît deux fois par an.
Langue de rédaction des articles : français

La revue publie des articles de jeunes chercheurs de toutes origines sur des thématiques couvrant les différents champs de la création et de la pensée contemporaines. Ainsi que son titre l'évoque, sa principale orientation vise à confronter et mettre en mouvement des approches interdisciplinaires.

Responsable de la publication
Jérôme Glicenstein

Comité de rédaction
Angelica Gonzalez (Université Paris 8)
Clémence Imbert (Université Paris 8)
Emeline Jaret (Université Paris 4)
Sophie Lapalu (Université Paris 8)
Anaël Marion (Université Paris 7)
Stéphane Reboul (Université Paris 1)
Umut Ungan (EHESS)

Revue semestrielle.