Presses Universitaires de Vincennes


Bibliographie de Greg Carlson

Weak definites across languages : theoretical and experimental investigations
  • Auteur : Collectif
  • Revue : Recherches Linguistiques de Vincennes n° 42
  • Nombre de pages : 175
  • Langues : Anglaise
  • Paru le : 10/03/2014
  • EAN : 9782842923976
  • Caractéristiques
    • Support : Livre broché
    • ISSN : 0986-6124
    • CLIL : 3147 Linguistique, Sciences du langage
    • ISBN-10 : 2-84292-397-9
    • ISBN-13 : 978-2-84292-397-6
    • EAN-13 : 9782842923976
    • Format : 155x220mm
    • Poids : 282g
    • Illustrations : Non
    • Édition : Première édition
    • Paru le : 10/03/2014
    •  
    • Support : PDF
    • ISBN-13 : 978-2-84292-477-5
    • EAN-13 : 9782842924775
    • Taille : 2 Mo
    • Protection : Marquage (water mark)
    • Illustrations : Non
    • Paru le : 10/03/2014
    •  

Weak definites across languages : theoretical and experimental investigations

N°42/2013

Un point complet sur les usages dits « faibles » de l'article défini.

Pourquoi est-il plus naturel de dire « Jean écoute la radio » plutôt que « Jean écoute une radio », ou « Jean attend sur le bord de la route » plutôt que « Jean attend sur un bord de la route », et ce, non seulement en français, mais dans des langues aussi différentes typologiquement que le français, l’anglais ou l’hébreu ?

Sont étudiés ici les usages dits « faibles » de l’article défini, les contextes dans lesquels ce dernier est préféré à l’article indéfini. Ce dossier réunit des études de linguistes, de philosophes et de psycholinguistes, et s’adresse à la fois aux chercheurs et aux étudiants qui travaillent sur la comparaison des langues.

Coordinateur(s) du numéro :
Claire Beyssade |

Roberta Pires de Oliveira |
Auteur(s) :
Ana Aguilar-Guevara |
Greg Carlson |
Francis Corblin |
Marta Donazzan |
Edit Doron |
Whitney Gegg-Harrison |
Natalie Klein |
Irit Meir |
Michael Tanenhaus

SommaireRésuméAbstractExtrait(s)Collection/Abonnement

Mots-clés : Article

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Sommaire

Claire Beyssade & Roberta Pires De Oliveira
Introduction : weak and strong definites across languages

Greg Carlson, Natalie Klein, Whitney Gegg-Harrison & Michael Tanenhaus
Weak definites as a form of definiteness: experimental investigations

Ana Aguilar-Guevara & Joost Zwarts
Weak definites refer to kinds

Marta Donozzan
Familiarity constraints on weak definite DPs

Francis Corblin
Weak definites as bound relational definites

Claire Beyssade
Back to uniqueness presupposition

Edit Doron &  Irit Meir
Amount definites

Résumé

 
Greg Carlson, Natalie Klein, Whitney Gegg-Harrison & Michael Tanenhaus

Weak definites as a form of definiteness: experimental investigations

De façon typique, les groupes nominaux définis réfèrent à une entité identifiable et unique, appartenant au Common Ground du locuteur et de l’interlocuteur. Cependant, il y a des groupes nominaux définis (comme l’hôpital dans Marie est allée à l’hôpital et Jean aussi) qui semblent violer la contrainte d’unicité. Nous présentons une série d’expériences qui portent sur cette classe de définis. Nous considérons très attentivement l’hypothèse selon laquelle les interprétations « faibles » apparaissent dans des constructions implicitement « incorporés » et nous tentons de donner un début d’explication pour motiver cette hypothèse et mesurer ses conséquences. Nos expériences montrent que, comparés aux définis standard, les définis faibles n’ont pas besoin de référer de façon unique et sont très facilement associés à une lecture enrichie sémantiquement qui entre en concurrence avec les inférences normales qu’on pourrait tirer d’une telle phrase. Le résultat sans doute le plus surprenant de nos expériences est que les noms qui peuvent donner lieu à des lectures faibles semblent conserver certaines des propriétés caractéristiques des lectures faibles même quand ils sont utilisés dans des groupes nominaux indéfinis. Nous essayons d’expliquer cela en termes d’incorporation. 

 

Ana Aguilar-Guevara & Joost Zwarts
Weak definites refer to kinds

Cet article présente une analyse des définis faibles (comme répondre au téléphone) introduits par Carlson et Sussman (2005). On y défend l’idée que les définis faibles font référence à des espèces, qui s’instancient dans des individus ordinaires quand ils se combinent avec des prédicats de type object-level. Cette composition est rendue possible par une règle lexicale qui change les prédicats de type object-level en prédicats de type kind-level et qui incorpore à leur dénotation un prédicat qui reflète les usages stéréotypiques de ces espèces. Cette analyse permet de rendre compte de la plupart des propriétés caractéristiques des définis faibles. 

 

Marta Donozzan
Familiarity constraints on weak definite DPs

Les GN définis ‘faibles’ ont  été décrits comme étant déficients par rapport à la présupposition d’unicité du déterminant défini, et comme subissant des restrictions lexicales quant au type lexical du GN argument du verbe et à la ‘prototypicalité’ de l’activité dénotée par le GV. Dans ce travail, nous nous concentrons sur cette dernière caractéristique et nous faisons l’hypothèse que le déterminant défini déclenche toujours une présupposition d’unicité et de familiarité dans un contexte conversationnel élargi, ce qui nous permet d’expliquer les contraintes de prototypicalité en faisant appel à la notion de familiarité faible (Roberts 2003). 

 

Francis Corblin
Weak definites as bound relational definites

Cet article introduit une proposition nouvelle pour intégrer les définis faibles (Carlson et Sussman 2005) dans une théorie globale de la définitude. Les définis faibles sont analysés comme définis relationnels, et comparés aux autres membres de ce paradigme : les définis « associatifs » (Hawkins 1978) et les définis relationnels complets à génitif (Barker 1993). La thèse principale de l’article est que les définis faibles ont un contenu relationnel intégrant des variables liées à l’intérieur de leur domaine propositionnel. Cette thèse conçoit la définitude faible comme une signification constructionnelle impliquant la proposition dans son ensemble et déclenchant un enrichissement du sens qui repose sur le quale télique (Pustejovsky 1995) du nom-tête. 

 

Claire Beyssade
Back to uniqueness presupposition

Alors qu’on dit en général que les descriptions définies présupposent l’existence et l’unicité de leur référent, il existe un nombre important de contre-exemples, pour lesquels soit l’existence, soit l’unicité du référent n’est pas présupposée. C’est le cas en particulier des définis faibles, dont on montre qu’ils se divisent en deux classes : les courts comme dans prendre le train et les longs comme dans Cela vient de l’étudiant d’un linguiste. Nous proposons une analyse unifiée de ces deux classes de définis faibles qui repose sur l’idée que le nom réfère à un type et que le déterminant défini ne déclenche qu’une présupposition d’unicité faible, où l’unicité du référent est conditionnée à son existence. 

 

Edit Doron &  Irit Meir
Amount definites 

Cet article a un double but. Il présente d’une part une analyse générale des définis faibles et d’autre part une analyse de la flexion en sémitique et de son rôle dans la détermination de la définitude faible ou forte. Nous introduisons un nouveau type de définis faibles que nous appelons les définis de quantité (‘amount definites’). En nous appuyant sur une caractérisation de la définitude et de l’indéfinitude en termes de fonction de choix, nous analysons les définis faibles comme résultant de l’application d’un déterminant défini monté en type à un nom relationnel. Cette application fait suite à la réinterprétation du nom relationnel en nom fonctionnel. Quand cette fonction s’applique à un possesseur, la définitude du résultat est fonction de la définitude du possesseur. En hébreu, les définis faibles prennent souvent la forme de syntagmes nominaux avec pour tête un nom à l’état construit ; l’article discute l’interprétation de tous les noms à l’état construit comme des noms relationnels. En hébreu parlé, le défini monté en type utilisé dans la formation des définis faibles peut prendre la forme d’un numéral (ou d’un autre nom de quantité) marqué par une flexion à l’état emphatique. Nous appelons définis de quantité (‘amount definites’) les définis faibles dont la tête est un nom de quantité marqué par une flexion à l’état emphatique et nous comparons les propriétés des définis de quantité aux propriétés des syntagmes nominaux dont la tête est un nom de quantité à l’état construit, ces derniers étant des définis forts.

Abstract

 

Greg Carlson, Natalie Klein, Whitney Gegg-Harrison & Michael Tanenhaus
Weak definites as a form of definiteness: experimental investigations

Definite noun phrases typically refer to entities that are uniquely identifiable in the speaker and addressee’s common ground. However, some definite noun phrases (e.g. the hospital in Mary had to go the hospital and John did too) seem to violate uniqueness. We discuss a series of experiments that seek to understand some of the properties of this class of definites. We consider most carefully the hypothesis that these “weak definite” interpretations arise in implicitly “incorporated” constructions, attempting to provide a sketch of this hypothesis’ motivation and potential consequences. In our experiments we found that compared to regular definites, the weak definites need not refer uniquely, and readily trigger semantically enriched readings that compete effectively with normal inferences one might draw from a sentence. Perhaps the most surprising finding in the experiments is that nouns that could occur as weak definites, also seemed to retain some of these “weak” properties even when expressed as indefinites.  We try and make sense of this within the “incorporation” framework. 

 

Ana Aguilar-Guevara & Joost Zwarts
Weak definites refer to kinds

This paper presents an analysis of weak definites (e.g. to answer the phone) as introduced by Carlson and Sussman (2005). The proposal is that these definites refer to kinds, which are instantiated by ordinary individuals when they combine with object-level predicates. This combination is made possible by a lexical rule that lifts object-level predicates to kind-level predicates, and incorporates into their denotation a predicate that represents the stereotypical usages of the kinds. This analysis accounts for most of the peculiar properties of weak definites. 

 

Marta Donozzan
Familiarity constraints on weak definite DPs

Weak definite DPs have been characterized as definite DPs lacking the uniqueness presupposition usually associated with the definite determiner and suffering distributional restrictions that depend on the lexical information conveyed by the NP and on the prototypicality of the activity denoted by the VP. This paper tackles the latter issue. We propose a unified analysis of the definite determiner, by which the determiner conveys a presupposition of uniqueness and of familiarity also in weak DPs. Appealing to the notion of weak familiarity (Roberts 2003), we can thus account for prototypicality restrictions, which turn out to depend on the accessibility of familiar situations in a conversational or conventional background.   

 

Francis Corblin
Weak definites as bound relational definites

This paper introduces a new proposal for accommodating “weak definites” (Carlson and Sussman 2005) within a comprehensive theory of definiteness. Weak definites are analyzed as relational definites and compared to other members of this paradigm: associative (or “bridging”) definites (Hawkins 1978), and full relational definites (Barker 1993). The main claim is that weak definites are based on a relational meaning containing free variables which are bound within their own clause. The proposal defines weak definiteness as a constructional meaning involving the whole host clause and triggering a meaning enrichment based on the telic quale (Pustejovsky 1995) of the head noun. 

 

Claire Beyssade
Back to uniqueness presupposition

While it is usually assumed that definite descriptions presuppose the existence and the uniqueness for their referent, there are lots of counter-examples, in which either the existence or the uniqueness isn’t presupposed. Among them are weak definites, which can be divided into two classes: (i) the short weak definites such as the train in the VP take the train and (ii) the long weak definites such as the student of a linguist in the sentence this data comes from the student of a linguist. A unified analysis of these two classes is proposed, based on the claim that nouns in weak definite descriptions refer to types and that the definite determiner triggers only a weak uniqueness presupposition, in wich the uniqueness depends on the existence. 

 

Edit Doron &  Irit Meir
Amount definites

Our project in the paper is twofold. First, we present an analysis of weak definites in general. Second, we present an analysis of the Semitic state inflection and its role in determining strong and weak definiteness, and introduce a novel type of weak definites which we call amount definites. Adopting the choice-function analysis of (in)definiteness, we analyse weak definiteness as the application of a type-shifted definite determiner to a relational noun. This application results in the reinterpretation of the relational noun as functional. When this function is in turn applied to the possessor, the definiteness of the result depends on the definiteness of the possessor. In Hebrew, weak definites often take the form of noun phrases headed by a noun marked with construct-state inflection; the paper discusses the interpretation of all construct-state nouns as relational. In colloquial Hebrew, the type-shifted definite determiner used in the formation of weak definites may take the form of a numeral (or other amount nouns) marked with emphatic-state inflection. We name weak definites headed by emphatic-state amount nouns amount definites, and compare the properties of amount definites to those of definite noun phrases where the amount noun is marked with construct-state inflection, which are strong definites.

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