Presses Universitaires de Vincennes


Bibliographie de John Blair

Paroisse (La) - Genèse d'une forme territoriale
  • Auteur : Collectif
  • Revue : Médiévales n° 49
  • Nombre de pages : 192
  • Langues : Française
  • Paru le : 10/12/2005
  • EAN : 9782842921774
  • Caractéristiques
    • Support : Livre broché
    • ISSN : 0751-2708
    • CLIL : 3386 Moyen Age
    • ISBN-10 : 2-84292-177-1
    • ISBN-13 : 978-2-84292-177-4
    • EAN-13 : 9782842921774
    • Format : 155x220mm
    • Poids : 282g
    • Illustrations : Non
    • Édition : Première édition
    • Paru le : 10/12/2005
    •  
    • Support : PDF
    • ISBN-13 : 978-2-84292-324-2
    • EAN-13 : 9782842923242
    • Taille : 4 Mo
    • Protection : Marquage (water mark)
    • Illustrations : Non
    • Paru le : 10/12/2005
    •  

Paroisse (La) - Genèse d'une forme territoriale

N°49/2005

Regard  sur l'émergence du territoire paroissial au Moyen ge, en liaison notamment avec le caractère sacré de l'espace entourant l'église.

Les recherches les plus récentes ébranlent l'idée reçue d'une pérennité de la paroisse à travers l'histoire. À partir des sources écrites et archéologiques, les auteurs des contributions réunies ici proposent un nouveau regard sur l'émergence du territoire paroissial au Moyen ge, en liaison notamment avec le caractère sacré de l'espace entourant l'église. Attentives aux diversités régionales et aux différences entre villes et campagnes, ces études permettent aussi de mieux comprendre le passage de la paroisse à la commune, une entité toujours vivante dans la France d'aujourd'hui.

Coordinateur(s) du numéro :
Dominique Iogna-Prat |

Élisabeth Zadora-Rio |
Auteur(s) :
John Blair |
François Comte |
Emmanuel Grélois |
Florent Hautefeuille |
Bruno Laurioux |
Michel Lauwers |
Samuel Leturcq |
Piroska Nagy |
Hélène Noizet |
Julie Singer |
Élisabeth Zadora-Rio

SommaireRésuméAbstractCollection/Abonnement

Mots-clés : Abbon de Saint-Germain | Angers | Angleterre | Archéologie | Chrétienté | Clermont-Ferrand | Communauté rurale | Communauté urbaine | Cuisine | Église | France | Histoire | Moyen Âge | Pape | Paroisse | Territoire | Tours

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Sommaire

Élisabeth ZADORA-RIO, Dominique IOGNA-PRAT
Formation et transformations des territoires paroissiaux


Michel LAUWERS
Paroisse, paroissiens et territoire. Remarques sur
parochia dans les textes latins du Moyen Âge

John BLAIR
Les recherches récentes sur la formation des paroisses en Angleterre : similitudes et différences avec la France

Hélène NOIZET
De l'église au territoire : les paroisses à Tours (XIe-XIIIe siècles)

François COMTE, Emmanuel GRELOIS
La formation des paroisses urbaines : les exemples d'Angers et Clermont (Xe-XIIIe siècles)

Florent HAUTEFEUILLE
La délimitation des territoires paroissiaux dans les pays de moyenne Garonne (Xe-XVe siècles)

Samuel LETURCQ
Territoires agraires et limites paroissiales

Élisabeth ZADORA-RIO
Territoires paroissiaux et construction de l'espace vernaculaire

 

ESSAIS ET RECHERCHES

 

Piroska NAGY
La notion de
christianitas et la spatialisation du sacré au Xe siècle : un sermon d'Abbon de Saint-Germain

Bruno LAURIOUX
Le prince des cuisiniers et le cuisinier des princes : nouveaux documents sur Maestro Martino, cocus secretus de Paul II et Sixte IV

Julie SINGER
L'horlogerie et la mécanique de l'allégorie chez Jean Froissart


Notes de lecture
Sommaires des ouvrages collectifs
Livres reçus

Résumé

 

Michel LAUWERS : « Paroisse, paroissiens et territoire. Remarques sur « parochia » dans les textes latins du Moyen Âge »

L'étude lexicale proposée explore la dimension spatiale des usages du mot parochia. Dans un premier temps, parochia paraît avoir surtout désigné le populus, c'est-à-dire les fidèles d'une église, dont l'assemblée faisait et définissait la plebs. C'est alors l'autorité épiscopale exercée sur un certain nombre de plebes qui donnait consistance au diocèse. À partir du IXe siècle, l'idée s'imposa en outre qu'à tout lieu de culte devait correspondre une aire de prélèvement de la dîme (parfois qualifiée de parochia, souvent désignée par le mot terminum). Les fidèles dépendant d'une église – et s'inscrivant désormais au sein d'un espace plus ou moins circonscrit – furent à cette époque qualifiés de « paroissiens » (parochiani). Les attestations de parochia entre le IXe et le XIIe siècle font apparaître que la « paroisse » fut alors progressivement comprise comme une structure spatiale assurant aux populations des lieux de culte de proximité.

Parochia – paroissien – territoire


John BLAIR : « recherches récentes sur la formation des paroisses en Angleterre : similitudes et différences avec la France »

Cet article compare la formation des paroisses en Angleterre et en France. Le modèle d'un système mis en place par l'autorité épiscopale – fondé essentiellement sur les textes des conciles et les sources concernant la Touraine – convient moins bien à l'Angleterre et au Nord de la France qu'aux régions situées au sud de la Loire : au cours des années 650-850, la culture essentiellement monastique de l'Angleterre la rapproche de la « Gaule monastique » de J.-F. Lemarignier. Les premières paroisses anglaises se sont formées autour des centres monastiques régionaux (minsters), en s'adaptant aux structures de domination foncière, d'imposition et d'identité communautaire. C'est seulement à partir de 900, et de la fragmentation des grands domaines fonciers, que ces « paroisses-mères » ont été subdivisées à leur tour et ont donné naissance à de nouvelles paroisses, d'origine seigneuriale : un processus qui est probablement plus proche qu'on ne le croyait de celui qui s'est produit dans certaines régions de la France du Nord. Cette nouvelle identité paroissiale s'est traduite par un contrôle accru des inhumations et la mise en place, autour des minsters comme des églises locales, de cimetières consacrés et délimités.

Paroisse – monastère – encadrement pastoral – sépulture


Hélène NOIZET : « De l'église au territoire : les paroisses à Tours (XIe-XIIIe s.) »

Entre les XIe et XIIIe siècles, plusieurs étapes de la formation des paroisses de la ville de Tours peuvent être reconstituées à partir des sources diplomatiques. À cette époque, les droits paroissiaux de baptême et de sépulture constituent le véritable enjeu disputé entre les institutions ecclésiastiques et les paroisses ne semblent pas conçues comme des territoires. Simplement certains points de l'espace urbain – les ecclesiae – émergent comme des pôles de regroupement des fidèles afin de constituer des revenus suffisants au desservant de la paroisse, la délimitation précise d'un espace paroissial n'intervenant qu'en cas de litige. À l'échelle de la ville, la mise en cohérence de ces quelques points, ainsi que la fonction paroissiale qui leur est nouvellement assignée, caractérise l'émergence d'une topographie paroissiale, qui ne se territorialise, dans la pratique, qu'à la fin du XIIIe siècle.

Tours – paroisse urbaine – territoire – sépulture – baptême


François COMTE, Emmanuel GRELOIS : « La formation des paroisses urbaines : les exemples d'Angers et de Clermont (Xe-XIIIe siècles) »

Mal identifiées avant le XIIe siècle à Angers et le XIIIe à Clermont, les paroisses urbaines apparaissent autour des anciennes basiliques funéraires devenues monastères ou chapitres, selon une chronologie incertaine. Au XIIe siècle, les nouvelles paroisses d'Angers sont mieux connues grâce aux mentions des desservants et à leurs délimitations territoriales ; les 16 paroisses, en tout, sont pour l'essentiel calquées sur les censives des établissements religieux. À Clermont, les chapitres et les établissements réguliers se partagent l'espace urbain et suburbain en 14 paroisses (18 avec Chamalières et Montferrand) de dimensions très inégales et peu modifiées par l'évolution du peuplement.

Angers – Clermont-Ferrand – paroisse urbaine – limites


Florent HAUTEFEUILLE : « La délimitation des territoires paroissiaux dans les pays de moyenne Garonne (Xe-XVe siècles) »

Dans l'aire de la confluence Tarn-Aveyron-Garonne, la documentation fait apparaître plusieurs types de paroisses, attachées à différents types d'églises, de l'église annexe au prieuré. Ces différences paraissent plus juridiques ou fiscales que réelles dans le fonctionnement quotidien de la paroisse des paroissiens. Par ailleurs, le processus de territorialisation des paroisses semble tardif et lent à se généraliser. Il s'explique par trois phénomènes qui se mêlent : l'influence de structures issues du passé, la contrainte géographique et les aléas de l'histoire contemporaine du processus de formation.

Quercy – prieuré – territoire – hiérarchie – dîmes


Samuel LETURCQ : « Territoires agraires et limites paroissiales »

Le « terroir », territoire sur lequel une communauté paysanne exerce une compétence en matière agraire, est une réalité mal connue des campagnes médiévales et modernes. En l'absence de sources définissant précisément cette réalité spatiale, les historiens tendent volontiers à confondre territoire agraire et territoire paroissial. De nombreux exemples, répartis sur l'ensemble du territoire français, montrent toutefois que cette confusion doit être évitée ; le territoire agraire possède une cohérence assise sur une logique d'exploitation foncière étrangère aux préoccupations religieuses ou fiscales de la paroisse. Une paroisse peut être morcelée en plusieurs territoires agraires, ou alors être intégrée toute entière, ou en partie, dans un territoire dont l'existence juridique est fondée sur des ententes intercommunautaires.

Terroir – agriculture – communauté rurale – paroisse


Élisabeth ZADORA-RIO : « Territoires paroissiaux et construction de l'espace vernaculaire »

La nouveauté radicale du réseau paroissial, par rapport aux découpages administratifs de l'Antiquité et du haut Moyen Âge, tient à son échelle : c'est le premier maillage administratif à l'échelle de l'espace vernaculaire dans lequel s'inscrivent les pratiques religieuses et sociales des populations locales. Si la volonté d'enraciner la communauté paroissiale dans un territoire cohérent et précisément circonscrit est bien attestée aux XIIe-XIIIe siècles, et si ses origines peuvent être tracées jusqu'au IXe siècle, sa mise en œuvre s'est heurtée à de nombreux obstacles, dus en particulier aux ressorts multiples des droits paroissiaux, qui n'étaient ni co-extensifs, ni précisément délimités. Les superpositions de territoires étaient nombreuses et ont pris fin seulement avec la cartographie moderne, lors de la création des communes en 1790.

Paroisse – territoire – limite – cospatialité


Piroska NAGY : « La notion de chistianitas et la spatialisation du sacré au Xe siècle : un sermon d'Abbon de Saint-Germain »

Dans le cadre d'une recherche collective sur la spatialisation et la territorialisation du sacré, l'article s'intéresse à l'usage et aux sens de la notion de christianitas en France au début du Xe siècle. Par rapport à l'idée originelle de l'Église, incarnant la communauté des croyants d'une religion qui se veut hors du monde, la spatialisation ou territorialisation de la chrétienté, en cours depuis les débuts de l'ancrage au sol de l'Église, représente une inversion. Or l'usage du terme « chrétienté » avec un sens social et spatial apparaît avec l'affirmation de l'Empire carolingien aux alentours de l'an 800, dans les milieux proches de l'empereur et du pape ; au moment de la disparition de l'Empire, il est relayé par le discours monastique. C'est ce discours qu'analyse l'article, tel qu'il se manifeste dans le sermon d'Abbon de Saint-Germain intitulé Du fondement et de l'accroissement de la chrétienté, rédigé probablement dans les années 920. On perçoit ici l'émergence d'un pouvoir ecclésial qui est en train de se profiler comme garant de l'ordre, en clamant la translatio de la christianitas en l'absence d'un imperium.

Abbon de Saint-Germain – chrétienté – spatialisation/territorialisation – Église


Bruno LAURIOUX : « Le prince des cuisiniers et le cuisinier des princes : nouveaux documents sur Maestro Martino, cocus secretus du Pape »

Bien connu pour avoir été l'inspirateur du versant culinaire du De honesta voluptate de Platina, Maestro Martino a vu son existence et sa carrière progressivement dévoilées au gré de la réapparition des manuscrits de son livre de recettes, le Libro de arte coquinaria. Les notations contenues dans les archives de la papauté, et notamment dans les comptes de menues dépenses de la maison pontificale, permettent de compléter son parcours avec un long séjour à Rome, au service des papes Paul II puis Sixte IV. Cuisinier secret engagé par le pape avant même la mort de son précédent patron (le patriarche d'Aquilée), Maestro Martino a joué un rôle de premier plan dans la préparation de la collation du carnaval de 1466, un des temps forts du pontificat de Paul II.

Cuisiniers – papes – Paul II – comptes d'approvisionnement – humanisme


Julie SINGER : « L'horlogerie et la mécanique de l'allégorie chez Jean Froissart »

L'Orloge amoureus de Jean Froissart, un poème narratif rédigé vers 1368, se construit à partir d'une comparaison simple : l'amant est comme une horloge, ou plus précisément, l'amant peut bien être comparé à l'horloge. Dans cet article nous proposons de résumer les innovations de l'horlogerie au XIVe siècle et de situer le poème de Froissart dans le contexte d'autres ouvrages contemporains traitant de l'horloge ou de l'horlogerie. L'élaboration de l'Orloge amoureus en trois « modes » de narration lui donne à la fois le caractère d'un traité de l'horlogerie, d'une description allégorique de la psychologie de l'amant, et d'un appel direct à la dame aimée. Alors que la composition du texte à partir d'un modèle mécanique met en relief les concepts fondamentaux de l'ordre et de la mesure, l'instabilité inhérente au rapport entre les trois modes expose et déconstruit le travail que fait le créateur d'une allégorie amoureuse.

Jean Froissart – Orloge amoureus – horlogerie – allégorie

Abstract

Michel LAUWERS : « Parish, parishioners and territories. Remarks on the word “parochia” in medieval Latin sources »

This lexical study analyses the spatial implications of the word « parochia ». It was originally used to designate the populus, i.e. the faithful belonging to a church, the congregation of which constituted the plebs. The diocese was defined then only by the domination exercised by a bishop over a number of plebes. From the 9th century onwards, the idea that each church was entitled to a tithing area – sometimes designated by the word « parochia », but often by « terminum » – became widespread. The faithful belonging to a church, and dwelling within a more or less bounded space, were then called « parishioners » (parochiani). Evidence for the use of the word parochia, between the 9th and the 12th centuries, shows that it was then progressively understood as a spatial entity, which provided communities with churches within a convenient distance.

Parochia – parishioners – territory


John BLAIR : « Recent work on parish formation in England : some comparisons and contrasts with France »

This paper compares parish formation in England and France. The model of an episcopally-directed system – based primarily on Church councils and the sources for the Touraine – is less appropriate to England and northern France than to regions south of the Loire : in its primarily monastic ecclesiastical culture during c.650-850, England resembled J.-F. Lemarignier's « Gaule monastique ». The first English parishes developed around regional monastic centres (« minsters »), and reflected patterns of land-lordship, taxation and community identity. Only after 900, with the fragmentation of land-holding, did these « mother-parishes » fragment in turn into the local parishes of manorial churches : a process which may have been closer to parts of northern France than has been thought. One sign of this new parish identity is a more controlled burial practice, with the rise of consecrated and bounded graveyards at both minsters and local churches.

Parish – monastic – pastoral care – burial


Hélène NOIZET : « From church to territory : the parishes in Tours (11th-13th c.)  »

Various stages in the formation of urban parishes in Tours can be established from documentary sources between the 11th and 13th centuries. During that time, burial and baptismal rights were the main bone of contention between ecclesiastical institutions, and parishes were apparently not thought of as territories. The churches were used as gathering points for the faithful, in order to bring together sufficient income for the priest in charge, and the precise demarcation of parochial space occurred only in disputed cases. The connection of these churches within a parish network was not completed before the end of the 13th century. It is only then that the urban parishes in Tours were considered as territories.

Tours – urban parish – territory – burial – baptism


François COMTE : « The development of parishes in two cities :

Angers and Clermont (Xth-XIIIth centuries)  »

It is hard to identify urban parishes before the XIIth century in Angers and the XIIIth in Clermont. They were established around the former extramural cemetery basilicas, transformed into monasteries and collegiate churches on a time-scale which remains unclear. In the XIIth century the parishes in Angers are known through documentary references to their incumbents or to their boundaries. Most of the 16 parishes adopted the boundaries of seignorial estates belonging to religious institutions. In Clermont, the collegiate churches and monasteries divided the urban territory into 14 parishes (18 including Chamalières and Montferrand) of unequal size, which were not much modified in response to changes in population.

Angers – Clermont-Ferrand – urban parish – boundaries


Florent HAUTEFEUILLE : «  The process of bounding parish territories in Quercy (10th-15th c.)  »

In the confluence area of the Tarn, the Aveyron and the Garonne, documentary evidence shows a wide variety of parishes, attached to different kinds of churches (secondary church, monastic church...). These differences seem to bear more on legal or fiscal status than on the reality of the parish or on parishioners'practice. The process of bounding parish territories was late, and its completion was slow to come about. It was determined by three inter-related factors : the influence of patterns of the past, the topographical constraints, and incidental local circumstances.

Quercy – priory – territory – hierarchy – tithes


Samuel LETURCQ : « Agrarian territories and parish boundaries »

The territory over which a rural community has control (« terroir » in French) is a reality difficult to grasp in the medieval and post-medieval landscape. In the absence of documentary evidence allowing the reconstruction of these agrarian territories, historians tend to confuse them with parish territories. However, numerous examples from all over France show that this confusion should be avoided : agrarian territories take their coherence from a logic of land-use disconnected from the religious or fiscal purposes of the parish. A parish may be divided into several agrarian territories, or be fully – or partly – integrated into a territory the legal existence of which was based on intercommunity agreements.

Territory – agriculture – rural community – parish


Élisabeth ZADORA-RIO : « Parish territories and the construction of vernacular space »

The radical novelty of the parish network, as opposed to the administrative units of Antiquity and the early Middle Ages, lies in its scale : the parish network was the first administrative pattern on the scale of peasant communities, integrating the religious and social practices of local populations. If the will to anchor the parish community within a coherent and precisely delimited territory is clearly documented by the 12th-13th c., its enactment was fraught with obstacles, due in particular to the fact that the various forms of parochial jurisdiction were neither coterminous nor precisely defined geographically. Overlaps of territories were frequent and came to an end only with the birth of modern mapping and the delimitation of modern civil parishes in 1790.

Parish – territory – boundary


Piroska NAGY : « A sermo of Abbo of Saint Germain. The notion of christianitas, space and sacred in the 10th century »

This article results from collectively conducted research on the notions of « spatialisation » of the holy. The author studies here the use and the meanings of the term christianitas in Francia at the beginning of the 10th century.

The primitive Christian Church embodied the community of the faithful who considered themselves belonging to a religion « outside the world ». Compared to this ideal present in the theological discourse, the reality of the medieval Church linked to the land represents an inversion. Parallel to this process, the use of the term « christianitas » with a social and spatial meaning appears around 800 in the imperial and pontifical circles. Once the Carolingian empire vanished, the idea was taken over by monastic circles. The article studies a sermon of Abbo of Saint-Germain dedicated to the notion of christianitas and written around 920. Through its use of the term, the sermon shows the emergence of a Church which wants to guarantee public order once the imperium failed in this mission.

Abbo of Saint-Germain – christianity – territory – Church


Bruno LAURIOUX : « The Prince of Cooks and the Cook of Princes : New Documents

Concerning Maestro Martino, Cocus Secretus of the Pope »

Well known for having been the inspiration of the section on cooking in the De honesta voluptate of Platina, Maestro Martino's existence and career have been progressively revealed with the reappearance of the manuscripts of his book of recipes, the Libro de arte coquinaria. The notes contained in the archives of the papacy, notably the accounts of the pontifical household, allow us to complete what we know of his career by a prolonged stay in Rome in the service of Paul II and Sixtus IV. A secret cook, engaged even before the death of his previous patron, the patriarch of Aquilea, Maestro Martino played a leading role in the preparation of the collation for the carnival of 1466, a highlight of the pontificate of Paul II.

Cooks – popes – Paul II – household accounts – humanism


Julie SINGER : «  Clockmaking and the Mechanics of Allegory in Jean Froissart's Orloge amoureus »

Jean Froissart's Orloge amoureus, a narrative poem composed around 1368, is constructed upon a seemingly simple analogy : the lover is like a clock, or more precisely, a lover could well be compared to a clock. The present study proposes to summarize the innovations of fourteenth-century clockmaking and to situate Froissart's poem within the context of other late medieval texts employing the figure of the clock. The text's elaboration in three narrative « modes » make of it at once a treatise on clockmaking, an allegory of the psychology of love, and a direct appeal to the beloved lady. While the text's dependence on a mechanical model underlines the concepts of order and measure, the inherent instability of the relationship between the three modes lays bare and deconstructs the mechanisms of conventional love-allegory.

Jean Froissart – Orloge amoureus – clockmaking – allegory

Extrait(s)

Médiévales
Langue Textes Histoire

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Présentation

Médiévales paraît deux fois par an.
Langue de rédaction des articles : français

La revue, créée en 1982, entend rester un lieu de rencontre entre des médiévistes de générations et d'origines diverses. Sur des thèmes successifs elle présente des points de vue et des écritures venant d'horizons disciplinaires variés. Par là elle ouvre notre curiosité et rénove notre connaissance du Moyen Âge.

This journal means to remain a meeting place for medievalists of different generations and backgrounds. It presents points of view on recurring themes and studies from varied disciplines. It opens our curiosity and renews our knowledge of the Middle Ages.

Directrice de la rédaction : Laurence Moulinier-Brogi.
Rédacteurs en chef : Danièle Sansy et Christopher Lucken.
Comité de rédaction : Didier Boisseuil, Nathalie Bouloux, Boris Bove, Alban Gautier, Stéphane Gioanni, Didier Lett, Fanny Madeline, Marilyn Nicoud, Mireille Séguy, Malcom Walsby, Nicolas Weill-Parot.

Revue soutenue par l'Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS.